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lundi 9 octobre 2017

🚚 Le Blog de la Communification déménage !


Depuis 2011, j'ai publié plus de 800 posts sur le Blog de la Communification, en utilisant Blogger comme plateforme.

2017 : les technologies évoluent et j'ai à présent moins de joie à utiliser Blogger... j'ai donc choisi de passer sur Strikingly, que je trouve plus convivial, pour partager les posts du Blog de la Communification.

J'espère que vous aurez de la joie à découvrir le nouveau format de ce Blog, l'intégralité des posts de l'ancien demeurant accessibles sur ce site-ci.

A partir de ce jour, tous les nouveaux posts du Blog de la Communification seront postés sur le nouveau site, auquel vous pouvez accéder via le lien suivant :
www.blog-communification.com ou en cliquant sur l'image ci-dessous.

Si vous êtes abonné à ce blog-ci, pensez à vous abonner au nouveau blog !
Pour ce faire, il vous suffit de cliquer sur l'image ci-dessous, puis, une fois sur le site du nouveau blog, d'ouvrir n'importe lequel des posts et d'indiquer votre mail, pour devenir abonné du nouveau blog.

A bientôt, sur l'autre plateforme ! 🌞



samedi 7 octobre 2017

C’est parce que vous êtes humain...


Citation extraite de l’article « De la connaissance de soi à l’exploration de la conscience » écrit par mon cher guide David Ciussi pour le numéro de ce mois-ci de la revue 3ème Millénaire.
Pour faire un pas de plus avec David : www.davidciussi.com

vendredi 6 octobre 2017

🌻 La langue Girafe n'est pas une langue



En ce jour anniversaire de la naissance de Marshall B. Rosenberg, père de la Communication Nonviolente, j'ai à coeur de célébrer tout ce que son être et son processus ont apporté à ma vie et celles de milliers d'êtres dans le monde !
Pour ce faire, j'ai de la joie à partager avec vous l'un de ses textes qui me parle le plus "La langue Girafe (c'est ainsi qu'il nommait la manière d'utiliser les 4 étapes du processus de la CNV) n'est pas une langue".
Je vois qu'il est fréquent que le processus de la Communication Nonviolente soit confondu avec une manière de parler, qui elle-même se résumerait en 4 points :
  • Observation
  • Sentiment
  • Besoin
  • Demande
ce qui pourrait laisser à penser que pratiquer cet art de vivre qu’est la CNV se réduirait à ânonner des phrases du type :
"Quand je te vois faire ça (observation), je me sens agacé (sentiment), parce que mon besoin de considération (besoin) n'est pas rejoint. Serais-tu d'accord de me dire pourquoi tu agis ainsi ? (demande)"
ou
"Quand tu me dis ça (observation), est-ce que tu te sens triste (sentiment) parce que ton besoin de délicatesse (besoin) n'est pas rejoint ? Et qu'aimerait-tu maintenant (demande) ?

Certes, Marshall Rosenberg nous a transmis 4 points sur lesquels nous pouvons porter notre attention lorsque nous souhaitons augmenter nos chances de vivre des relations bienveillantes en lesquelles les besoins de chacun sont rejoints, mais il nous a avant tout transmis que la langue girafe (expression qu'il employait pour désigner la manière d'utiliser ces 4 points, que ce soit pour se mettre à l'écoute de l'autre ou pour exprimer ce qui se vit en nous) n'est pas une langue en soi.

Marshall disait : "Loin d'être une recette figée, la CNV s'adapte à toutes les variétés possibles de situation, de même qu'aux styles personnels et culturels de chacun. Et bien que, pour des raisons pratiques, il m'arrive de dire que la CNV est un "processus" ou un "langage", elle permet tout aussi bien d'exprimer ses 4 composantes sans une parole, car son principe même repose non sur la verbalisation, mais sur une prise de conscience des 4 composantes." 

En disant ceci, il tentait d'attirer notre attention sur le fait que la dimension la plus importante de la CNV est son intention, celle de se relier de coeur à coeur d'une manière qui permette à la compassion de se vivre naturellement, dans le donner et dans le recevoir : lorsque cette intention est pleinement vécue, peu importe les mots qui sont utilisés...

A contrario, lorsque les 4 étapes pré-citées sont utilisées sans que nous soyons profondément ancrés dans cette intention, nous devenons ce que Marshall nommait un "Giraffe Parrot", un "perroquet Girafe", qui en utilise les mots sans que son coeur y soit relié.
Le mien se serre lorsque je vois les conséquences tragiques d'utiliser cette manière de s'exprimer alors que le coeur n'y est pas : les interlocuteurs s'exaspèrent de ce qu'ils perçoivent comme un manque d'authenticité et en viennent rapidement à détester la CNV qu'ils identifient à cette manière mécanique de parler.
C'est pourquoi j'ai l'élan ce matin de partager ce texte qui relate ce que Marshall Rosenberg avait dit à ses participants la fin d'un d'un stage d'introduction à la CNV.

Puissent ses paroles s'inscrire en nos cœurs, afin que nous ne confondions pas la forme et le fond...
Marshall B. Rosenberg

LA LANGUE GIRAFE N’EST PAS UNE LANGUE
 par Marshall B. Rosenberg

Ces propos de Marshall B. Rosenberg sur la langue girafe idiomatique ont été recueillis par Jean-François Lecocq, formateur et médiateur à l'Université de Paix, lors de la première session intensive en Communication Nonviolente donnée à La Marlagne du 5 au 15 août 1996.

La Communication Nonviolente est un art de vivre qui nous aide à donner et à recevoir dans un esprit de bienveillance. Elle attire notre attention sur les sentiments, besoins et demandes de chaque personne, et nous garde de toute critique, jugement ou évaluation, qui sont souvent sources de malentendus. L'enseignement du processus de la Communication Nonviolente est souvent présenté comme l'apprentissage d'une langue étrangère, dite «langue girafe», en rapport avec la marionnette utilisée pendant les séminaires de formation pour symboliser l'attitude que l'on veut vivre (la langue «chacal» désignant notre façon habituelle de penser et parler sous formes de jugements, d’évaluations, d’interprétations).

«Maintenant que nous venons de passer beaucoup de temps à réviser la forme de la Communication Nonviolente - ou de la langue girafe - et que nous avons vu comment elle s'organisait autour de la façon qu'on a de dire certaines choses, j'ai une mauvaise nouvelle pour vous : LA LANGUE GIRAFE N'EST PAS UNE LANGUE !

En fait le processus a relativement peu de choses à voir avec les mots, il est universel et s'applique à toutes les cultures. Si donc vous compreniez la langue girafe, vous ne diriez pas : «C'est un langage que je ne peux pas employer là où je travaille», vous diriez plutôt quelque chose comme : «Comment puis-je arriver à faire circuler ce flot d'énergie là où je travaille ?»

Il y a un mois, en Angleterre, j'ai reçu un cadeau magnifique : la photographie d'un tableau. Ce tableau a été peint après que j'ai raconté l'histoire d'un dialogue que j’ai eu avec un fermier immigrant du Mexique. Si je m'étais adressé à lui, c'est parce que je l'avais vu vivre une danse girafe où il avait permis de façon exemplaire à ce flot d'énergie que je viens de mentionner, de circuler.
Cet homme venait d'avoir une conversation avec une mère et son enfant de trois ans. J'aurais voulu pouvoir filmer cette scène, parce qu'il y avait là un exemple parfait d'un échange girafe. Or pas un seul mot n'a été prononcé !
J'ai assisté à ce moment de communication extraordinaire alors que j'arrivais dans une salle d'attente d'une gare routière de San Francisco. C'était une salle bondée, il y avait foule. Dès que j'ai pénétré dans cette salle d'attente, j'ai immédiatement perçu que quelque chose de merveilleux s'y déroulait. C'est dans le regard d'un enfant de trois ans, assis sur les genoux de sa mère, que je l'ai vu. J'ai regardé de l'autre de la pièce, pour voir ce qu'il regardait : c'était une orange.


Cette orange était posée sur les genoux du fermier immigrant qui avait juste terminé son repas.
Cette orange était posée sur les genoux du fermier immigrant qui avait juste terminé son repas. Il venait de mettre les vieux papiers dans un cornet brun. Il était sur le point de commencer à peler son orange pour la manger. Il se trouve qu'il a levé les yeux et a croisé le regard de l'enfant.
L'enfant n'a pas dit: « Quand je vois ton orange, je me sens très affamé, et j'ai vraiment le besoin d'être nourri ; j'aimerais que tu me dises si par hasard tu serais d'accord de partager un morceau de ton orange avec moi juste maintenant ; naturellement, je ne voudrais pas que tu le fasses, à moins que tu puisses le faire avec joie ; s'il te plaît, abstiens-toi si, par hasard, il y a un peu de peur, de culpabilité ou de honte dans ta motivation ».
Le garçonnet n'a rien dit de tout cela. Et en même temps il a dit tout cela... avec ses yeux.
Et quand ce fermier l'a compris, il n'a pas répondu: « Si je comprends bien, tu as faim ».
Et néanmoins il l’a dit, avec son regard. Il s'est levé, il a marché en direction de l'enfant et a eu une magnifique conversation avec sa mère, non verbalement. Il ne lui a pas dit: « Quand je vois les yeux de ton enfant tournés vers moi, j'ai des sentiments mélangés : je ressens de la joie à la possibilité d'exercer ma générosité et, en même temps, je ressens aussi de l'appréhension, parce que j'aimerais être sûr que mon geste ne va pas contrarier tes projets concernant ce que tu veux faire manger à ton enfant aujourd'hui. Ainsi j'aimerais savoir si tu me donnes la permission de donner cette orange à ton fils ? »
Il n'a pas dit cela... et pourtant il l'a dit. Et la mère n'a pas répondu : « Je vois, au mouvement que tu fais avec ton orange, que tu tiens vraiment à l'offrir ». Elle n'a rien dit de tel... et pourtant si.
Quand l'homme est arrivé devant l'enfant, il s'est incliné avec beaucoup de courtoisie, a embrassé l'orange et l'a tendue au petit garçon.
Je dois dire que j'ai eu beaucoup de chance, car le seul siège resté libre dans cette salle d'attente, se trouvait à côté de celui de cet homme. Je me suis donc assis à côté de lui et lui ai dit : « J'ai été très touché de voir la façon dont vous avez donné votre orange à ce petit garçon ». Je n'avais pas encore maîtrisé la langue girafe aussi bien que lui, les mots m'étaient encore nécessaires ! Il a été sensible au fait que je reconnaisse sa générosité.
J'ai ajouté: « Ce que j'ai particulièrement aimé, c'est la façon dont vous avez embrassé l'orange avant de lui la tendre ». Il a réfléchi un instant et il était très sérieux quand il m'a répondu: « J'ai presque 70 ans et s'il y a une chose que j'ai très bien apprise, c'est de ne jamais rien donner, à moins de le donner du plus profond de son coeur ».


La langue girafe n'est pas une langue, elle n'est pas une affaire de mots ; c'est une attitude qui nous permet de rejoindre un flot d'énergie à partir duquel il est possible de donner du plus profond de son coeur. Et donner du fond du coeur n'est pas une affaire de culture. Plus je voyage, plus je découvre de nouvelles cultures et plus je suis convaincu que fait simplement partie de la nature humaine. J'ai été extrêmement touché de constater le nombre de fois où j'ai été l'objet de cette générosité.

Je suis donc convaincu qu'if s'agit d'un processus naturel. Mais il est certes possible, dans certains contextes, que quelque chose interrompe ce flot et rende plus difficile de parvenir à s'y engager ou de se laisser porter par lui. La langue girafe n'est donc qu'une manière de se rappeler tout cela, de se rappeler où mettre notre attention afin que ce flot, qui est naturel, puisse couler librement.

La langue girafe est une façon de nous rappeler où nous voulons que les autres personnes mettent leur attention. Ce qui ne veut pas dire nécessairement qu'il faille employer certains mots à des moments spécifiques.

Alors, me direz-vous, pourquoi passer tant de temps à travailler sur les mots ? Je ne connais pas d'autres moyens d'amener l'attention des gens là où j'ai envie qu'elle soit, si ce n'est en rendant clairs les observations, les sentiments, les besoins et les demandes, qui, tous, font partie de ce flot. Quand nous sommes connectés à ce niveau-là, le flot se répand tout seul.

Lorsque vous aviez trois mois, et que vous réveilliez au milieu de la nuit, vous ne vous adressiez pas à vos parents en leur disant. « Comment pouvez-vous être aussi insensibles, voilà plusieurs heures que je n'ai pas mangé, levez vos culs paresseux de vos lits et venez me nourrir ! »
A l'époque où vous étiez bébé, vous ne vous êtes jamais exprimé comme ça parce que vous aviez une langue qui vous était naturelle et amenait directement l'attention sur vos sentiments et vos besoins. Mais bien des cultures enseignent une langue qui nous coupe de cette capacité naturelle. Ce qui fait que l'on apprend à utiliser une langue qui finit par ressembler pratiquement à des insultes, au moment où on est le plus affamé !
La langue girafe est simplement destinée à nous rappeler comment redevenir aussi malin que lorsque nous avions trois mois. Quoi que ce soit que l’on communique, on essaie de mettre les personnes à qui on parle en lien avec nos besoins et sentiments.


A l'âge de trois mois, nous étions vraiment habiles à faire cela, autrement nous ne serions pas là aujourd'hui. Sans l'usage des mots, nous communiquions pourtant très clairement nos sentiments et nos besoins. La langue girafe n'est donc qu'une façon de nous rappeler des choses que nous savions déjà à l'âge de trois mois.
Peu importe ce qui se passe dans la culture où vous vous trouvez, ne vous laissez pas distraire, gardez votre attention sur ce flot naturel et vous verrez que les gens viendront vous y rejoindre.

Bien entendu, il peut être nécessaire d'ajuster les mots qu'on va choisir d'employer suivant la culture dans laquelle on se trouve. Une des cultures dans laquelle je travaille, par exemple, et où l'on n'a pas l'habitude de parler la langue girafe classique, c'est celle de la partie pauvre de la ville de Cleveland, dans l'Ohio (Etats-Unis).
Il s'y trouve des gangs de rue qui sont sans cesse en guerre les uns contre les autres.
Mon travail consiste à enseigner la langue girafe à des personnes qui ont été arrêtées pour leur comportement violent.


La première fois que je me suis trouvé avec l'un de ces groupes, j'ai dit que j'étais très heureux d'avoir l'occasion de partager avec les personnes présentes un certain processus de communication... J'en étais là de ma phrase quand un des hommes présents s'est mis à rire: « Communication ? Alors tu te trouves entouré par trois gars d'un autre gang, il y en a un qui te menace d'une arme et tu veux communiquer ? Merde alors ! »
J'ai parlé la girafe avec lui, j'ai mis mon attention sur ce qu'il ressentait, en tout cas j'ai deviné, et j'ai perçu qu'il avait peur à l'idée de communiquer dans certaines situations. J'ai ensuite voulu vérifier si je le comprenais bien : « Est-ce que tu as peur à la perspective de communiquer dans certaines situations ? »
Il a sauté de sa chaise, s’est avancé vers moi en déclarant: « Moi ? j'ai peur de rien, mec ! ». Ce qui m'a donné l’occasion de parler avec lui la langue girafe idiomatique. Il y a certaines cultures dans lesquelles on ne peut pas parler aux hommes des sentiments qu'ils éprouvent. ll y a des cultures où les gens ne sont pas vraiment heureux de mentionner leur s sentiments, surtout certains sentiments spécifiques.
Si j'avais dit à cet homme: « T'en as plein les bottes, parfois, non ?... » ça, il l'aurait toléré. Mais « peur » en tout cas pas. Donc il a fait mon éducation : si je veux pouvoir lui parler quand je perçois qui a peur, je me contente de le percevoir, mais ne mentionne rien de tel à haute voix devant ses pairs. Pourtant, je continue à parler girafe puisque mon attention est quand même sur ce qu'il ressent vraisemblablement. Avec, évidemment, l'inconvénient de ne pas pouvoir vérifier.
J'ai repris: « En tout cas, ce que tu veux que je voie, c'est que ça peut être dangereux de vouloir communiquer dans certaines circonstances ». Il pouvait accepter cela. Il m'a répondu: « C'est facile, pour toi, tu viens de ces coins privilégiés, tu ne comprends rien à ce que c'est de communiquer quand on vient de la rue, tu viens ici pour gaspiller notre temps avec ta merde ! »
- « Donc, ce que tu voudrais, c'est quelqu'un qui connaisse davantage ta culture pour venir travailler ici avec vous ? »
- « Et comment ! »
Et l'un après l'autre. Ils ont commencé à s'exprimer et à m'expliquer combien c'était stupide qu'une personne comme moi vienne essayer de leur apprendre quelque chose.

J'ai continué à les écouter avec mes oreilles girafes : parfois j'ai reflété verbalement, parfois en silence... et après une quarantaine de minutes pendant lesquelles ils ont tous crié à mon adresse à tour de rôle, on pouvait sentir, très progressivement très doucement, une certaine qualité d’énergie se transformer. Le premier qui s’était exprimé avait vraiment une espèce de rage à l'idée de gaspiller son temps avec quelqu'un comme moi. Mais vers la fin, ils parlaient davantage à partir d’un certain désespoir en expliquant combien c'était dur pour eux de vivre dans un environnement où ils passaient leur temps à avoir peur, à être en danger. La plupart du temps, c'est uniquement avec mes yeux que j'ai communiqué : j'ai écouté les sentiments et les besoins qu'ils exprimaient.
Un conseiller, qui faisait partie du programme, a perçu le changement d'énergie dans la pièce.
« Qu’est-ce que vous pensez de lui ? » leur a-t-il demandé en me désignant. L'un des gars présents a répondu: « C'est une des personnes qui parlent le mieux de toutes celles que l'on a rencontrées jusqu'ici ». Le conseiller était en état de choc et m’a chuchoté: « Mais tu n'as pratiquement pas ouvert la bouche ! » J'avais pourtant dit beaucoup... en langue girafe idiomatique ! Je m'étais engagé avec ces hommes dans un certain flot énergétique. Donc, ça c'est un exemple d'une culture dans laquelle il n'est pas si facile de parler de sentiments.

C’était bien plus facile, cependant, que de partager la langue girafe avec des policiers en Israël, parce que la communication du style girafe ne faisait vraiment pas partie de la culture du département de police avec lequel j'ai travaillé.
On m'a demandé de travailler avec le département à propos duquel il y avait le plus de plaintes de brutalités. Quand ces policiers se retrouvaient en fin de journée, ce n'était pas pour se dire des choses du style: « Oh, j'ai eu une connexion fantastique avec telle personne, j'ai eu l'occasion de donner de l'empathie à telle autre en pleine détresse », etc. Non, ce n'était pas du tout le style de leur conversation !
Quand j'essayais d’écouter ce qu'ils échangeaient pendant les pauses, ou à d'autres occasions, c'était : « Ce fils de pute m'a insulté, alors je lui ai cassé la gueule ! » A quoi un autre répondait : « T'aurais dû y aller plus fort ! », etc. Et ces personnes n'avaient pas fait le choix de dépenser beaucoup d'argent pour venir me voir et écouter ce que j'avais à leur apprendre. C'est leur chef qui leur avait imposé de venir. Donc, comme vous pouvez deviner, ce n'est pas seulement du fait de leur culture qu'ils ne se montraient pas vraiment réceptifs à la langue girafe, mais parce qu'ils étaient obligés de venir à un cours et menacés de représailles, s'ils n'y allaient pas ! Ce n'était évidemment pas la meilleure manière de les ouvrir à ce qu'ils allaient entendre.
Le gouvernement israélien a fait beaucoup de recherches pour voir quel était l'effet de la langue girafe dans cette culture-là et s'est montré extrêmement satisfait des résultats.

Comment ai-je enseigné la langue girafe dans ce contexte ?
En la vivant, en la démontrant. Si vous parvenez à entrer dans ce flot d'énergie qui est le plus proche de ce que nous sommes censés être en tant qu’êtres humains, ceux qui vous entourent vont avoir envie de vous y rejoindre.

Parfois aussi les mots peuvent aider. Alors si les mots peuvent nous aider pour revenir à cette qualité d'énergie, pourquoi ne pas les utiliser ? Evidemment, on va choisir les mots qui nous aident le plus à parvenir à cette qualité. Il se peut que, suivant les circonstances, les mots que nous avons utilisés ces jours derniers, soient les meilleurs possibles pour arriver à créer cette connexion. Alors que, d'autres fois, la même forme va s'avérer un obstacle. On peut alors choisir d'autres mots, l'essentiel étant que notre intention soit toujours de nous connecter au niveau des sentiments et des besoins. Toutes les cultures ont des sentiments et des besoins, les mêmes besoins. Il s'agit simplement de se mettre en connexion avec la vérité de ce qui se passe au coeur des êtres

Marshall B. Rosenberg


Si vous souhaitez faire un pas de plus avec la Communication NonViolente (CNV), je vous propose 3 ressources :
📒 Le Memento de la CNV (gratuit, 23 pages), dans lequel vous trouverez des clefs pour explorer votre monde intérieur, ainsi qu'une liste des besoins, pour soutenir votre exploration : http://www.cnv-ip.com/#memento-cnv
🖥 Mon webinaire gratuit "Relever nos défis relationnels avec la Communication NonViolente" : http://www.cnv-ip.com/#video-gratuite
🔎 La BD "Enquête sur les Émotions, tome 2 : À la source des émotions, les besoins", réalisée par Armella Leung, avec qui j'ai collaboré pour cet ouvrage.
Vous trouverez entre autres dans cette BD une "Carte pour trouver les besoins cachés" que je trouve très précieuse : http://bit.ly/2uokicN

🌈 Vous pouvez également devenir membre du groupe Facebook "Communication NonViolente" dont je suis l'une des administratrices : https://www.facebook.com/groups/cnvfr/
De tout coeur, je vous souhaite le meilleur, vers la paix en vous et autour de vous !

Isabelle Padovani
Facilitatrice en Communification et en Communication Nonviolente.
www.communification.eu                              www.cnv-ip.com



mardi 3 octobre 2017

😀 La Communication Nonviolente à la télé !

Merci à Virginie Baron qui m'a donné l'info de cette émission passée hier sur France O : 30 minutes sur la CNV, avec Pascale Molho et Vincent Houba invités sur le plateau de l'émission !
Joie de voir des collègues partager leur vision et leur vécu de la CNV dans une émission télé grand public !
Je suis touchée car habituellement, les émissions accordent peu de temps à ce sujet et le fait que la chaîne concernée ait donné 30 minutes sur ce thème, avec des spécialistes pour en parler, permet de pouvoir montrer une grande partie de la richesse de la CNV au quotidien, dans tous les domaines de notre vie : je célèbre ! 🎉
Je viens d'ajouter cette vidéo sur mon site www.cnv-ip.com, car je trouve qu'elle constitue une présentation très abordable de la CNV pour le grand public et vous pouvez la partager autour de vous, si vous souhaitez faire connaître la CNV !

Si vous souhaitez faire un pas de plus avec la Communication NonViolente (CNV), je vous propose 3 ressources :
📒 Le Memento de la CNV (gratuit, 23 pages), dans lequel vous trouverez des clefs pour explorer votre monde intérieur, ainsi qu'une liste des besoins, pour soutenir votre exploration : http://www.cnv-ip.com/#memento-cnv
🖥 Mon webinaire gratuit "Relever nos défis relationnels avec la Communication NonViolente" : http://www.cnv-ip.com/#video-gratuite
🔎 La BD "Enquête sur les Émotions, tome 2 : À la source des émotions, les besoins", réalisée par Armella Leung, avec qui j'ai collaboré pour cet ouvrage. Vous trouverez entre autres dans cette BD une "Carte pour trouver les besoins cachés" que je trouve très précieuse : http://bit.ly/2uokicN

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👉 Vous trouverez tous les liens vers les sites francophones des formatrices et formateurs certifiés du CNVC sur cette page : http://www.cnv-ip.com/#liens

Belle journée à chacune et chacun !  🌞

jeudi 28 septembre 2017

💞 Rencontre au coeur du Vivant les 4 et 5 novembre à Lyon

Pour les ami-e-s parisiens, je suis désolée car la Rencontre des 21 et 22 octobre est archi-complète... Heureusement, pour la saison 2018-2019, Audrey a trouvé une plus grande salle qui nous permettra de ne plus refuser des participants (ce qui me fait toujours mal au coeur car j'aime honorer les élans) !

A Lyon, nous disposons d'une vaste salle et je me réjouis d'y retrouver début novembre toutes celles et ceux d'entre vous qui auront l'élan de venir y vivre cette Rencontre au coeur du Vivant !
Cependant, même si la salle est grande, elle a aussi ses limites, donc si vous voulez être sûr-e d'avoir votre place pour cette Rencontre, je vous recommande de réserver celle-ci dès maintenant en cliquant ICI.

🌞 A bientôt, ici ou là, au coeur du Vivant !

Isabelle Padovani

mercredi 27 septembre 2017

💞 Entretien avec Isabelle Padovani sur la Communication Nonviolente


Cet entretien est paru dans le n°110 de la revue Nexus



La Communication Nonviolente occupe une place centrale dans l’approche de la Communification : pourquoi ?

Tout simplement parce que c’est la pratique qui a le plus radicalement changé ma vie !

Il y a eu un avant et un après ma rencontre avec la CNV, en 2002 : cet art de vivre a modifié fondamentalement ma vision de l’humain, de la vie et a complètement transformé ma manière de me traiter et d’entrer en relation avec autrui. Plus encore, la CNV m’a donné toutes les clefs concrètes me permettant d’incarner mes aspirations les plus élevées. J’ai trouvé dans ce processus à la fois des outils concrets pour incarner la compassion entre êtres humains et avec moi-même, ainsi qu’une sagesse profonde qui soutient quotidiennement mes choix de vie. J’ai également découvert la puissance thérapeutique de la CNV, lorsqu’elle est utilisée par des personnes l’ayant intégrée : cette dimension m’a tellement touchée que je la transmets depuis une dizaine d’années. Enfin, pour moi qui suis avant tout une cheminante spirituelle, j’ai trouvé dans la CNV les plus puissants leviers de déconditionnement qu’il m’ait été donné de rencontrer. C’est pour toutes ces raisons que je considère l’approche de la CNV comme un trésor de l’humanité et que j’ai à cœur de la partager avec le plus grand nombre !

Lire la suite...

mardi 26 septembre 2017

💁🏻 Quelle est la question ?

C'est avec joie que je partage avec vous cette vidéo INÉDITE extraite du stage "Au coeur de la Communification" du 1er au 3 mai 2015 à Lyon.
Dans cette vidéo, je chemine avec un participant autour de la question qu'il me pose... et nous découvrons ensemble que la question n'est au final pas celle qui était apparente...
Je fais le vœu que cette vidéo vous apporte de la clarté sur notre manière habituelle de nous poser des questions, qui ne nous permet que rarement d'accéder directement à la détente que nous espérons si nous y trouvions réponse...
📅 Vous trouverez l'agenda 2017-2018 des Rencontres au coeur du Vivant sur cette page : http://www.communification.eu/#rencontres
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vendredi 22 septembre 2017

😩"Isabelle, comment gères-tu la douleur physique ?"

C'est avec joie que je partage avec vous cette vidéo INÉDITE extraite du stage "Au coeur de la Communification" du 1er au 3 mai 2015 à Lyon.
Dans cette vidéo, je réponds à une participante qui m'interroge sur la manière dont je gère la douleur physique au quotidien : il peut en effet sembler parfois plus challengeant de gérer l'intensité d'une douleur physique que celle d'une émotion ou d'une pensée...
Je fais le vœu que cette vidéo vous apporte quelques pistes afin d'augmenter votre capacité d'accueil de tout ce qui vous traverse...

📅 Vous trouverez l'agenda 2017-2018 des Rencontres au coeur du Vivant sur cette page : http://www.communification.eu/#rencontres
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samedi 16 septembre 2017

📝 Formations en ligne : 3 mn pour répondre à 3 questions ?


Coucou les ami-e-s !

Je suis sur les starting-blocks pour vous proposer bientôt des formations en ligne et je suis toute heureuse d'avoir bientôt les moyens de pouvoir répondre à vos nombreuses demandes à ce sujet ! 😃

Je suis actuellement en phase de finalisation des contenus et j'ai vraiment à coeur d'être au plus près de vos attentes et besoins, pour y répondre au mieux. C'est pourquoi j'ai créé ce petit formulaire qui comporte 3 questions : vous pouvez le compléter anonymement, car ce sont seulement vos réponses qui m'intéressent, afin de pouvoir servir au mieux l'intention de ces formations.

🙏 Par avance, un grand merci à toutes celles et ceux qui auront de la joie à consacrer 3 minutes de leur temps à répondre à ce questionnaire dont voici le lien :
http://bit.ly/FormationsEnLigne

Je vous tiens au courant de la suite, bien sûr, dès qu'il y a du nouveau !

Isabelle Padovani
www.communification.eu



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🙃 Le sens du suppositoire : un changement majeur de paradigme


C'est avec joie que je partage avec vous cette vidéo INÉDITE extraite du stage "Au coeur de la Communification" du 1er au 3 mai 2015 à Lyon, qui fait partie de ma playlist "Humour du Vivant".
Dans cette vidéo, au beau milieu d'un partage au sujet du changement radical de paradigme qu'est l'éveil, me revient à l'esprit un autre exemple de changement majeur de paradigme, en lien avec... un suppositoire !
Je vous laisse le soin de découvrir ce qui a résulté de cette évocation pour le moins singulière... 😂

🗓 Si vous souhaitez continuer à rire et cheminer en live avec moi sur ce thème et sur d'autres, vous trouverez l'agenda 2017-2018 des Rencontres au coeur du Vivant sur cette page : http://www.communification.eu/#rencontres

🙏🏻 Si vous souhaitez découvrir un exercice pratique pour goûter la paix intérieure, rendez-vous sur cette page : http://www.communification.eu/#vivre-la-detente

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jeudi 14 septembre 2017

🌞 7 millions de vues sur ma chaîne YouTube... et une demande !


Une petite vidéo pour célébrer que nous venons de passer le cap des 7 millions de vues sur la chaîne YouTube de la Communification... et vous donner l'info de comment vous pouvez contribuer gratuitement et en une minute à la faire connaître davantage encore...
Par avance, merci pour votre collaboration à la diffusion d'une conscience au service de la paix et de la joie !

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🌞 Mes 3 meilleures pratiques pour une rentrée punchy ! 🎯


👍🏻 Comment garder sa joie de vivre et son énergie au taquet lorsque c'est la "rentrée", que l'on voit les jours décroître, les températures diminuer et que les vacances sont finies ?

🎤 C'est à cette question que j'ai choisi de répondre par Podcast, en vous partageant mes 3 meilleures pratiques pour vivre une rentrée réussie.

J'ai choisi ce format car vous avez été plus de 4000 à écouter mon dernier podcast sur l'authenticité via SoundCloud ou YouTube et à me témoigner combien ce format audio vous convient, car il vous libère de rester bloqué devant un écran d'ordinateur.
Pour info, l'avantage de SoundCloud est que, une fois l'application installée sur votre téléphone ou tablette, vous pouvez changer d'application et l'audio continue à tourner, contrairement à Youtube (si vous quittez la page YouTube, le son se coupe).

📰 J'ai inséré ce Podcast dans ma Newsletter de rentrée et si vous êtes abonné à ma Newsletter, vous la recevrez ces jours-ci par mail, avec le lien vous permettant d'accéder à ce Podcast de 20 minutes où je vous partage mes 3 meilleures pratiques pour une rentrée pleine d'énergie !

📬 Si vous n'êtes pas abonné à ma Newsletter trimestrielle et souhaitez vous y inscrire et recevoir le lien vers ce Podcast, cliquez sur ce lien : http://bit.ly/3pratiquespourlarentrée

💙 De tout coeur, je vous souhaite le meilleur pour cette rentrée !

🌞 Isabelle Padovani
www.communification.eu

Liens pour télécharger SoundCloud :
- pour IOs : https://itunes.apple.com/us/app/soundcloud-music-audio/id336353151?mt=8
- pour Android : http://soundcloud.fr.uptodown.com/android

mercredi 13 septembre 2017

Rencontres au coeur du Vivant, saison 2017-2018


C'est avec joie que je vous présente la nouvelle vidéo de présentation des Rencontres au coeur du Vivant que j'animerai en France et en Suisse pour la saison 2017-2018.

Je suis ravie de vous proposer pour la 1ère fois une Rencontre particulière sur 3 jours à Toulouse, avec un thème cher à mon coeur !

📅Pour découvrir le programme détaillé de la saison 2017-2018 : http://www.communification.eu/#rencontres 

Au plaisir de vous retrouver, au coeur du Vivant !🌞

Isabelle Padovani




Vous pouvez soutenir la diffusion ce que partage Isabelle Padovani en faisant un don

vendredi 8 septembre 2017

jeudi 7 septembre 2017

S'agiter ou se détendre, un choix de chaque instant


Comme suite à mon article d'hier sur le thème de la détente intérieure (http://bit.ly/ArticleDétente), c'est avec joie que je partage avec vous cette vidéo INÉDITE extraite du stage "Au coeur de la Communification" du 1er au 3 mai 2015 à Lyon.

Dans cette vidéo, je partage des pistes sur ce qui peut nous permettre de goûter la détente au quotidien, plutôt que de mettre de l'énergie à nous agiter... en vue d'atteindre la détente !
Je fais le vœu que cette vidéo soutienne notre liberté de choix lorsque nous voyons que nous commençons à nous agiter...

🗓 Si vous souhaitez poursuivre le cheminement en live avec moi sur ce thème et sur d'autres, vous trouverez l'agenda 2017-2018 des Rencontres au coeur du Vivant sur cette page : http://www.communification.eu/#rencontres

🙏🏻 Si vous souhaitez découvrir un exercice pratique pour goûter la détente, rendez-vous sur cette page : http://www.communification.eu/#vivre-la-detente

🎥 Vous pouvez également vous abonner à ma chaîne YouTube pour être tenu au courant de toutes mes nouvelles vidéos publiées : http://www.youtube.com/c/isabellepadovani?sub_confirmation=1

☀️ Dans tous les cas, au plaisir de vous retrouver, au coeur du Vivant !

Isabelle Padovani
www.communification.eu



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(même 1€ contribue !) : http://communification.alwaysdata.net/fsc

mardi 5 septembre 2017

💙 "Le sentiment amoureux est-il compatible avec la paix intérieure ?"


C'est avec joie que je partage avec vous cette vidéo extraite d'une Web-Rencontre en février 2016, dans laquelle je partage des pistes autour de ce questionnement, qui est celui de beaucoup d'êtres engagés simultanément dans une vie de couple et une démarche spirituelle.
Je fais le voeu qu'elle contribue à ce que, par une vision plus claire de la nature de l'Amour, nous soyons à même de goûter davantage de paix intérieure au quotidien...

🗓 Si vous souhaitez poursuivre le cheminement en live avec moi sur ce thème et sur d'autres, vous trouverez l'agenda 2017-2018 des Rencontres au coeur du Vivant sur cette page : http://www.communification.eu/#rencontres

🙏🏻 Si vous souhaitez découvrir un exercice pratique pour goûter la paix intérieure, rendez-vous sur cette page : http://www.communification.eu/#vivre-la-detente

🎥 Vous pouvez également vous abonner à ma chaîne YouTube pour être tenu au courant de toutes mes nouvelles vidéos publiées : http://www.youtube.com/c/isabellepadovani?sub_confirmation=1

🌞 Au plaisir de vous retrouver, au coeur du Vivant ! 💙



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dimanche 3 septembre 2017

10 pas vers la Paix


Marshall B. Rosenberg, père de la Communication Nonviolente,
nous a transmis 10 choses que nous pouvons faire pour contribuer à la paix intérieure, interpersonnelle et organisationnelle.
Traduction du texte : Isabelle Padovani

(1) Consacrer du temps chaque jour à réfléchir calmement à la façon dont nous aimerions nous relier à nous-même et aux autres.

(2) Se souvenir que tous les êtres humains ont les mêmes besoins.

(3) Vérifier notre intention afin de voir si nous sommes aussi intéressés par le fait que les autres voient leurs besoins rejoints autant que les nôtres.

(4) Quand on demande à quelqu'un de faire quelque chose, vérifier d'abord si nous sommes en train de poser une exigence ou de faire une demande.

(5) Au lieu de dire ce que nous ne VOULONS PAS que quelqu'un fasse, disons plutôt ce que nous VOULONS que cette personne fasse.

(6) Au lieu de dire ce que nous voudrions qu'une personne SOIT, disons plutôt quelle action nous voudrions que cette personne fasse, action dont nous espérons qu’elle l’aiderait à être de cette manière.

(7) Avant d'agréer ou de nier l'opinion de qui que ce soit, essayons de nous accorder avec ce que la personne ressent et avec ce dont elle a besoin.

(8) Au lieu de dire "Non", exprimons quels besoins nous empêchent de dire "Oui".

(9) Si nous nous sentons contrariés, pensons quels sont nos besoins non rejoints, et ce que nous pourrions faire pour les nourrir, plutôt que de penser à ce qui ne va pas chez les autres ou en nous.

(10) Au lieu de faire l'éloge de quelqu'un qui a fait quelque chose que nous apprécions, exprimons plutôt notre gratitude en lui disant lesquels de nos besoins son action a rejoint.

Marshall B. Rosenberg, père de la Communication NonViolente

Si vous souhaitez faire un pas de plus avec la Communication Nonviolente (CNV), 
je vous propose 3 ressources :

📒 Le Memento de la CNV (gratuit, 23 pages), dans lequel vous trouverez des clefs pour explorer votre monde intérieur, ainsi qu'une liste des besoins, pour soutenir votre exploration : http://www.cnv-ip.com/#memento-cnv

🖥 Mon webinaire gratuit "Relever nos défis relationnels avec la Communication Nonviolente" : http://www.cnv-ip.com/#video-gratuite

🔎 La BD "Enquête sur les Émotions, tome 2 : À la source des émotions, les besoins", réalisée par Armella Leung, avec qui j'ai collaboré pour cet ouvrage. 
Vous trouverez entre autres dans cette BD une "Carte pour trouver les besoins cachés" que je trouve très précieuse : http://bit.ly/2uokicN

De tout coeur, je vous souhaite le meilleur, vers la paix en vous et autour de vous !

Isabelle Padovani

Voir au-delà des apparences...




samedi 2 septembre 2017

Fraîcheur innocente du tout petit

C'est avec joie que je partage avec vous cette vidéo INÉDITE extraite du stage "Au coeur de la Communification" du 1er au 3 mai 2015 à Lyon, qui fait partie de ma playlist "Humour du Vivant".
Dans cette vidéo, en plein milieu d'un moment d'intériorisation, me revient à l'esprit une mésaventure matinale sous la douche que j'ai eu l'élan de partager, me disant qu'elle contribuerait peut-être à ce que d'autres se sentent moins seuls en pareille situation... 😃
De manière plus générale, j'aime partager ces moments où l'on se sent "tout petit", car c'est là que nous pouvons nous relier dans la vulnérabilité de notre humanité commune...


📅 Vous trouverez l'agenda 2017-2018 des Rencontres au coeur du Vivant sur cette page : http://www.communification.eu/#rencontres
🎥 Vous pouvez également vous abonner à ma chaîne YouTube pour être tenu au courant de toutes mes nouvelles vidéos publiées : http://www.youtube.com/c/isabellepadovani?sub_confirmation=1
🌞 Au plaisir de vous retrouver, au coeur du Vivant ! 💙




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(même 1€ contribue !) : http://communification.alwaysdata.net/fsc

Se tendre ou être tendre ?



Je vois une différence de taille entre :
🔹 goûter la paix intérieure et à partir de là, laisser s'exprimer un élan joyeux de réalisation
🔹 tendre vers un objectif en espérant qu'il nous apportera la paix et la joie

Dans le premier cas, si nous atteignons notre objectif, nous goûterons davantage de paix et de joie et si nous ne l'atteignons pas, nous demeurons dans la paix intérieure que nous goûtions avant de nous mettre en mouvement.

Dans le second cas, si nous atteignons notre objectif, nous goûterons la paix et la joie, mais si nous ne l'atteignons pas, nous retrouverons l'état de manque de paix et de joie qui était le nôtre avant de nous mettre en mouvement.

Si vous fonctionnez parfois de la deuxième manière, je vous propose de cheminer quelques instants ensemble sur ce thème, en faisant le voeu que cela augmentera vos chances de goûter la paix et la joie que vous aspirez à vivre...

🚶🏻

Je vous invite à vous demander à quoi vous aspirez le plus, en cet instant...

Prenez le temps, juste là, posez ce livre et interrogez-vous :
"Qu'est-ce que je veux, plus que tout ?"
...
Puis demandez-vous :
"Si cela se passait, qu'est-ce que cela me permettrait de ressentir, comme état intérieur ?"
Peut-être trouverez-vous comme sentiment, la joie, le bien-être, la satisfaction, la fierté, etc.

Posez-vous ensuite cette dernière question :
"Et si je vivais cet état intérieur, comment mon corps se sentirait, ensuite ?"

Quelles que soient vos réponses aux questions précédentes, il y a de fortes chances que la réponse à cette question-ci soit :
"Détendu, mon corps se sentirait détendu, je ressentirais de la détente, dans tout mon corps..."
Oui, quel que soit le besoin que nous cherchions à nourrir par la réalisation que nous souhaitions, ce que nous ressentirons corporellement, une fois cet objectif atteint, sera de la détente.

Une fois au clair sur ce que je recherche vraiment, j’aime me poser la question :
« Est-ce que le chemin qui me conduit à cette destination en a déjà le goût ? »
En d’autres termes, si ma destination est la détente, est-ce que je la goûte déjà, pas à pas, sur le chemin qui est sensé m’y conduire ?

Imaginez un instant : enfin, c’est le grand moment du départ en vacances !
Vous avez rêvé de ce moment depuis des mois, lorsque, submergé de travail, vous aviez l’impression que vous alliez finir par faire un burn-out…
Et puis, enfin, ça y est, les vacances sont là : trois semaines étirent leur horizon somptueusement vides devant vous et vous vous réjouissez de tout ce temps libre à votre disposition.
Ce matin, avec votre famille, vous prenez la route pour cette merveilleuse station balnéaire, dans le sud, où vous allez pouvoir goûter la chaleur et le farniente auxquels tout votre être aspire : cela vous donne une pêche d’enfer et c’est de toute bonne humeur que vous prenez la route vers ce soleil qui vous attend.
Une bonne playlist de musiques qui vous font joie au coeur et hop, vous voilà parti, conduisant votre voiture avec l’enthousiasme de vos vingt ans, chantonnant gaiement avec toute la famille.
Trois heures plus tard, les bouchons à la sortie de Paris, puis sur le périphérique de Lyon ont eu raison de votre joie et le stress commence à vous envahir : « A ce rythme-là, on ne va jamais arriver à l’heure pour prendre les clefs du gîte ! »

Fin des vacances. A cet instant précis.

« Est-ce que le chemin qui me conduit à cette destination en a déjà le goût ? »

Réponse : non !

Je pars en vacances pour me détendre.

Est-ce que la route des vacances a le goût des vacances ?

Si oui, peu importe si la destination ne m’offre pas exactement la détente que j’attendais, parce que je goûte déjà cette détente, sur la route qui m’y conduit…
Si non, je viens d’entrer dans l’enfer de « l’après » : je crois que le bonheur viendra quand je serai arrivé au gîte et tout ce qui va se mettre sur ma route pour y arriver va être considéré comme un obstacle à mon bonheur.
A partir de là, je commence à me tendre vers ce but, me stressant de plus en plus face à tous les imprévus, vivant de plus en plus de tension et de violence intérieure face à tout cela…
La détente, c’est maintenant.
Dans l’instant sans après.

Pour la détente, il n’y a pas d’après.
En cet instant précis, il m’est toujours possible de me détendre.
Mon corps est là, allié bienveillant, m’ouvrant l’accès à ce paradis terrestre que je cherche avec tant de force.

Inspir...
Expir...
Inspir...
Expir...
Inspir...
Expir...

Dans la présence simple à mon souffle, je goûte mon existence.
Le corps est là.
Je suis là.
Le corps ne peut pas être plus présent qu’il ne l’est en cet instant.
Je ne peux pas être plus ce que je suis que je ne suis en train de l’être en cet instant.

Dans la présence consciente à mon existence, je découvre la détente qui a toujours été là. Sans projet. Sans intention. Sans tension.
La Vie se goûtant elle-même, au coeur de cet instant.
Joie pure, sans autre objet que sa seule existence.

De là, je découvre que tout mon fonctionnement habituel est fondé sur une incompréhension majeure, sur un contresens tragique : je crois que c’est en obtenant la satisfaction de mes désirs que j’obtiens la détente, alors que la détente préexiste à mes désirs…
Elle est ce qui est toujours là, entre deux désirs. La réalisation d’un désir, l’obtention de ce que je souhaite me permet simplement de goûter à nouveau à la détente que la tension générée par ma quête d’obtenir ce que je désire m’a voilée.

Le schéma ci-après illustre ce processus :

Lorsque je découvre la réalité de ce fonctionnement, ma vie change, à tout jamais…

Je quitte le monde du bonheur conditionnel, vers lequel je tends, en me tendant, pour entrer dans le royaume de l’attention (a-tension, sans tension), en lequel je goûte ma présence, en étant tendre avec ce qui apparaît en moi, d’instant en instant.

Je peux alors, à chaque instant faire le choix de « me tendre » ou d’« être tendre »…

Isabelle Padovani
Facilitatrice en Communification