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samedi 19 août 2017

Non-violence ne signifie pas passivité...

Certaines personnes peuvent être choquées
que l'on puisse faire le choix de la non-violence
face aux situations de violence extrême où d’expression du terrorisme.

Il existe parfois une confusion
entre non-violence et passivité :
faire le choix de la non-violence
n'a rien à voir avec accepter passivement la violence
et se laisser tuer sans rien dire ou faire...

Comme le disait Martin Luther King :
Le pouvoir sans amour est dangereux et abusif,
l'amour sans pouvoir est sentimental et anémique.
Le pouvoir à son meilleur est l'amour implémentant la demande de justice,
et la justice à son meilleur est le pouvoir corrigeant tout ce qui fait obstacle à l'amour.

Marshall Rosenberg, père de la Communication NonViolente,
a consacré toute sa vie à partager des clefs permettant de vivre
un pouvoir au service de l’amour,
transmettant inlassablement une voie spirituelle “d’amour en action”
bien éloignée d’une spiritualité “bénie oui-oui” ne prenant pas en compte
l’âpreté des réalités de notre quotidien,
dans un monde où bon nombre d’êtres humains
agissent depuis un lieu qui n’est plus relié à leur coeur
et au sentiment d’interdépendance avec tout être humain.

Une des clefs qu’il a transmises, dans cet “amour en action”
est "l'usage protecteur de la force"
au service de la préservation de la vie :
cette capacité à poser fermement des limites
lui semblait partie prenante
d'une incarnation réaliste de la non-violence.

Je lui laisse la parole
(extrait de son livre “Les mots sont des fenêtres ou bien ce sont des murs”) :

« Certaines situations n’offrent aucune ouverture sur le dialogue.
L’usage de la force peut alors s’imposer pour protéger la vie ou les droits de l’individu.
Il se peut par exemple que l’une des parties refuse de communiquer
ou que l’imminence du danger ne laisse pas le temps de dialoguer.
Nous pouvons alors être contraints de recourir à la force.
Le cas échéant, on distingue en Communication NonViolente
l’usage protecteur de la force de l’usage répressif de la force.

L’usage protecteur de la force vise à éviter les dommages corporels ou les injustices,
tandis que l’intention de la force répressive est de faire souffrir des individus
pour les punir de leurs actes perçus comme des méfaits.

Lorsque nous utilisons la force dans un but de protection,
nous pensons à la vie ou aux droits que nous souhaitons protéger
SANS PORTER DE JUGEMENT sur la personne ou sur son comportement.

L’usage protecteur de la force part du principe
que c’est essentiellement par inconscience
que les individus adoptent des comportements dangereux
pour eux-mêmes et pour les autres.
C’est donc par l’information et non par la répression qu’il convient d’y remédier.

L’inconscience peut se manifester sous diverses formes :
a) l’individu ne se rend pas compte des conséquences de ses actes
b) il ne voit pas comment satisfaire ses besoins sans porter préjudice à autrui
c) il est persuadé d’être « en droit » d’infliger une punition ou une douleur aux autres,
sous prétexte qu’ils le « méritent »
d) il est prisonnier de ses fantasmes et croit par exemple qu’une « voix »
lui a ordonné de tuer quelqu’un

L’usage répressif de la force part en revanche du principe
que les individus commettent des délits parce qu’ils sont mauvais ou méchants
et que, pour y remédier, il faut les contraindre au repentir.

Pour les remettre dans le droit chemin, on recourt à l’action répressive, censée
1) leur infliger suffisamment de douleur pour qu’ils comprennent leur erreur
2) les pousser au repentir, et
3) les changer.

Or, dans la pratique, la répression parvient davantage à générer de l’hostilité
ou à renforcer la résistance aux comportements que nous recherchons,
qu’à susciter un repentir et une prise de conscience. »

Le fait que je fasse le choix d’un positionnement non-violent
ne signifie donc pas que je suis contre
un usage protecteur de la force
visant à préserver la vie d'êtres
souhaitant vivre en paix…

J’ai simplement conscience que,
lorsque la violence reçue
a meurtrie les corps et les cœurs,
le risque est grand que nous fassions
(ou validions nos dirigeants pour faire)
le choix d’un usage punitif de la force,
dont je connais les conséquences désastreuses,
en termes d’engrenage de la violence…

En ce cas, je tente alors de mon mieux de préserver ma capacité à pouvoir :
1) accueillir avec compassion ce que je ressens, en lien avec la violence vécue
2) conserver ma capacité à garder mon cœur ouvert, afin de pouvoir, au-delà des actions tragiques qu’il peut commettre, me relier à ce qui anime un être humain qui fait le choix de la violence
3) poser des actions concrètes au service de la vie
(incluant faire un usage protecteur de la force pour la préserver)

J’ai l’expérience que, à la seconde où je perds l’une ou l’autre de ces capacités,
je commence à entrer dans le champ même de la violence dont je cherche à me préserver…

Ainsi, faire le choix de la non-violence n’est pas synonyme de passivité,
mais bien du refus de poser certains actes depuis le même lieu que la violence
que nous ne voulons pas vivre.
Etre ferme et poser des limites font intégralement partie de la non-violence
que nous a partagée Marshall Rosenberg et sont être triplement au service :
- de celui/celle dont nous cherchons à préserver la vie
- de celui/celle envers qui nous exerçons cet usage protecteur de la force, car nous l’empêchons de faire quelque chose qu’il regrettera toute sa vie, une fois reconnecté à son coeur
- de nous-même, car si je laisse quelqu’un porter atteinte à la vie d’un être humain, je risque de perdre tout respect de moi, tout amour de moi. Ultimement, je pourrais faire le choix de me couper de mes émotions, de mon coeur, entrant ainsi dans la zone dangereuse où un être humain, lorsqu’il est coupé du vivant qui le traverse, peut devenir capable de porter atteinte à la vie d’autres êtres humains. Par ma passivité, je cours le risque de devenir le type d’individu dont je condamne les actes aujourd’hui.

J’espère que cet article apportera de la clarté sur la non-violence active que je choisis de vivre et s’il vous incite à en savoir plus sur cette approche, ma joie sera grande.

Si cela vous dit, vous pouvez trouver des textes, vidéos, bibliographie et autres informations sur mon site dédié à la Communication NonViolente : www.cnv-ip.com

Isabelle Padovani

vendredi 18 août 2017

Comment garder son coeur ouvert, alors qu’il peut être brisé chaque jour ?

Grande est la tristesse en mon coeur en découvrant les attentats frappant l'Espagne depuis hier...
Comme des milliers d'entre nous, mon coeur s'est brisé au moment où j'ai appris la nouvelle : tristesse en pensant aux victimes, à leurs familles, à leurs proches...
Tristesse en me reliant à tout ce que l'ignorance et la poursuite d'intérêts personnels peuvent générer comme violence pour le collectif...
Comme bon nombre d'entre nous, des parts de moi se sentent bien démunies face à ces expressions de violence meurtrière qui frappent depuis des années partout dans le monde.

En ces moments-là, je prends le temps de les accueillir, avec douceur, avec tendresse, je ne me dis pas "Tout est parfait, c'est la Vie qui joue avec elle-même" ou d'autres phrases toutes faites issues d'une spiritualité mal comprise qui serait déconnectée de la réalité de notre humanité.
J'accueille toutes les parts qui s'expriment en moi : celles qui expriment leur colère face à la folie des hommes, celles qui sont désespérées de la lenteur de l'évolution de la conscience humaine, celles qui pleurent en silence, sans rien dire...Je vois combien ma tristesse est profonde, à la fois en lien avec les victimes, mais aussi en lien avec les réactions de violence et de haine que ces attentats suscitent.
Tristesse de voir la boucle de la violence s'alimenter ainsi.

Mon réconfort, en ces moments-là, est de choisir de garder mon coeur ouvert, alors même qu'il est brisé. Je pourrais choisir de fermer mon coeur, en croyant les jugements qui me traversent sur les personnes ayant perpétré ou commandité ces attentats.
Mais je sais que je contribuerai alors, ce faisant, à nourrir la violence que je déplore...
Je choisis donc de vivre cette douleur-là, de rester avec mon coeur brisé, en accueillant tout ce qu'il exprime : c’est pour moi une douleur plus douce que celle d’être coupée, en fermant mon coeur, de la source d’amour qui le traverse.
Je choisis de vivre cette douleur-là, car, en me donnant les moyens de l’accueillir, l’amour que je goûte me permet de conserver la capacité à me relier de cœur à cœur avec moi-même et avec tous les êtres.

A partir de là, je ne me dis toujours pas que "Tout va bien, j'aime tous les êtres humains, tout est parfait"... car je veux être réaliste avec tout ce qui se vit en moi et prendre en compte les parts de moi ne trouvent pas du tout que "tout est parfait".
Au lieu de faire cela, je prends le temps de regarder quelle action concrète, je pourrais poser, en cet instant, pour contribuer à manifester le monde de paix dans lequel j'aspire à vivre : juste là, rédiger ce texte est ma première action du jour en ce sens.

Je fais le voeu que ce petit texte soit un soutien pour toutes celles et ceux d'entre vous qui ont le coeur brisé depuis hier soir et qui n'ont cependant pas de joie à nourrir le cercle de la violence.

Pour approfondir sur ce thème, vous pouvez lire cet interview que Regard Bouddhiste avait réalisé avec moi, après les attentats du Bataclan en 2015 : http://bit.ly/coeurbriseouvert

Pour découvrir ce que Marshall Rosenberg, père de la Communication NonViolente, dit au sujet de ce type de situations : http://bit.ly/laquestionduterrorisme

De mon coeur brisé ouvert au vôtre, avec amour,

Isabelle Padovani
www.communification.eu

jeudi 17 août 2017

Comment faire le deuil d'une relation fraternelle


C'est avec joie que je partage avec vous cette vidéo inédite extraite du stage "Au coeur de la Communification" du 1er au 3 mai 2015 à Lyon.
Il est souvent douloureux de faire le deuil d'une relation qui n'est pas nourrissante pour nous, au quotidien... 
Lorsqu'il s'agit d'une relation amicale ou amoureuse, on peut cependant avoir l'espoir de trouver un nouvel ami ou un nouvel amoureux qui nous corresponde davantage, mais quand c'est d'un frère qu'il s'agit, comment faire le deuil d'une relation si unique ?
Je fais le voeu que cette vidéo contribue à aider toutes celles et ceux qui vivent des situations relationnelles douloureuses dans leur famille et qu'elle soutienne votre capacité à écouter les multiples aspects de votre famille intérieure....

📅 Vous trouverez l'agenda 2017-2018 des Rencontres au coeur du Vivant sur cette page : http://www.communification.eu/#rencontres

🎥 Vous pouvez également vous abonner à ma chaîne YouTube pour être tenu au courant de toutes mes nouvelles vidéos publiées : http://www.youtube.com/c/isabellepadovani?sub_confirmation=1

🌞 Au plaisir de vous retrouver, au coeur du Vivant ! 💙



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(même 1€ contribue !) : http://communification.alwaysdata.net/fsc

dimanche 13 août 2017

Le jour où la roue s'est arrêtée

Au commencement de ma Quête, il y avait…
une grande aspiration… beaucoup de questions… de nombreux doutes…
puis… des années d’apprentissage, de recherche,
d’intégration de certaines connaissances…
développement de nombreuses croyances…
nouvelles questions… nouveaux doutes… nouvelles croyances…
découragement…
espoir…
découragement…
espoir,
à chaque nouvelle voie,
chaque nouvel enseignant,
chaque nouveauté…
puis découragement,
lorsque retour au mur de ma propre limite,
toujours là…
Le « moi » semblait être l’obstacle…
et le moi était toujours là…

Ainsi ai-je tourné en rond des années,
chercheur-hamster frénétique,
dans la roue samsaresque de ma quête spirituelle…

Un jour… sans crier gare, la roue s’est arrêtée…
En un silencieux éclat de rire,
s’est alors dévoilé le miracle
de ce qui avait toujours été là :
l’évidence simple de tout ce qui est,
parfaitement imparfait,
unité se manifestant en tant que diversité,
pure conscience jouant à être pensée, émotion, sensation…
Toutes les questions ont disparu,
avec elles les espoirs, les désespoirs et les doutes.

Subsiste seul le délicat parfum de la réalité,
invitant à découvrir le centre unique de toute chose
se déployant en corolle en les 360 degrés de la manifestation…
La roue s’est arrêtée…
Le voyage de l’explorateur ravi peut enfin commencer…

Isabelle Padovani
www.communification.eu

samedi 12 août 2017

Conférence-Rencontre avec David Ciussi le 8 septembre à Paris

C'est avec joie que je vous annonce que mon cher ami spirituel et guide depuis 11 ans, j'ai nommé David Ciussi, donnera une conférence-rencontre à Paris, le 8 septembre prochain, à 20h.

Le thème en est : La peur n'existe que si ma pensée la soutient.
"Vivre implique des obstacles, des défis, des incertitudes, des rires et des pleurs.
Y a- t-il une pédagogie de la vie, un cadeau caché à découvrir, un lâcher prise à faire ?
Quand les pensées mentales tournent dans votre tête, vous sentez confusément que vous n’arrivez pas à les lâcher. Vous les tenez comme on tient un objet dans la main. C’est là que le geste du lâcher prise est à faire en soi. C'est un geste... , pas un discours, ni une pensée."

📝 Pour vous inscrire à cette soirée : http://etrepresence.org/fr/256-08-09-rencontre-avec-david-ciussi.html

Si vous souhaitez en découvrir davantage sur David : www.davidciussi.com

De tout coeur, je vous souhaite le meilleur en sa compagnie !

Isabelle Padovani
www.communification.eu

vendredi 11 août 2017

"Comment savoir quelle est ma mission ?"


C'est avec joie que je partage avec vous cette vidéo inédite sur un thème qui questionne beaucoup d'êtres...
Je fais le voeu qu'elle contribue à votre détente intérieure par rapport à ce thème et soutienne votre capacité à faire des choix à partir de votre ressenti corporel.

📅 Vous trouverez l'agenda 2017-2018 des Rencontres au coeur du Vivant sur cette page : http://www.communification.eu/#rencontres

🌞 Au plaisir de vous retrouver, au coeur du Vivant ! 💙



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mercredi 9 août 2017

Prière pour garder mon coeur ouvert

Père, Mère,
Grand Esprit, Grand Mystère,
donne-moi la force
de continuer encore et encore
à pratiquer chaque jour
afin de garder mon cœur ouvert...

Aide-moi à conserver ma bienveillance
lorsque l'autre croit agir depuis le cœur
alors qu'il agit à partir de ses jugements,
de ses interprétations ou de ses croyances.

Permets que j'ai assez de discernement
en ces moments-là
pour ne pas parler depuis ma colère :
invite-moi plutôt à te rejoindre,
en faisant retour vers l'espace où nous sommes Un,
afin que je puisse goûter en ce lieu-là
la paix que je n'arrive pas à goûter avec l'autre.

Soutiens-moi en me rappelant
les paroles de ce grand frère dans l'Unité :
"Père, pardonne-leur, ils ne savent pas ce qu'ils font"...
Aide-moi par ces mots à me souvenir
de l'innocence de l'Enfant-Moi,
lorsqu'il agit par ignorance...

Affûte mon regard
afin que je puisse voir,
au-delà des stratégies tragiques
que l'autre choisit de mettre en œuvre,
la beauté des besoins qu'il cherche à nourrir
lorsqu'il agit comme il le fait.

Ancre-moi dans la profondeur de ton Amour,
afin qu'aucune vague ne puisse m'en éloigner.
Élargis ma perception,
afin que je puisse demeurer en ce lieu,
"au-delà du bien et du mal",
où tous les êtres peuvent se retrouver.

Père, Mère,
Grand Esprit, Grand Mystère,
berce-moi dans la douce puissance de Ton Amour,
afin que je puisse sentir la seconde
où mes pensées, mes paroles ou mes actes
m'en éloignent...

Permets que je demeure
en ce lieu béni où rien n'a le pouvoir
de m'empêcher de goûter l'Amour que je suis...

Isabelle Padovani
www.communification.eu

mardi 8 août 2017

Se déposer dans les bras du Vivant

"J'aimerais tant pouvoir une fois m'abandonner complètement dans les bras de quelqu'un qui me soutient de sa force aimante : cela me permettrait de goûter une fois la détente complète de tout mon être... Mais je n'ai jamais trouvé ces bras-là..."
me dit-elle, les yeux emplis de la tristesse d'une vie
en laquelle son aspiration n'a jamais pu se vivre.

Avec douceur, je lui dis qu'il est possible qu'elle se dépose dans les bras du Vivant,
si aucun être ne peut lui offrir les siens.
Elle me demande alors "Mais où sont-ils ?"

Comme elle, d'autres interrogent :

"Où sont les bras du Vivant ?"
demande celle qui n'a jamais reçu
le tendre soutien de la mère.

"Où sont les bras du Vivant ?"
demande celui qui n'a jamais reçu
la force soutenante du père.

"Où sont les bras du Vivant ?"
demande celle qui n'a jamais reçu
le regard aimant de son compagnon.

"Où sont les bras du Vivant ?"
demande celui qui n'a jamais reçu
l'accueil bienveillant de sa compagne.

Moi-même, j'ai longtemps cru
que je ne pouvais me laisser aller, m'abandonner,
parce que je ne trouvais pas en face de moi,
celui ou celle qui avait la force, l'amour, la capacité,
de me tenir, de me soutenir, de me contenir,
de m'offrir cet espace où je pourrais
en toute sécurité,
me poser,
me déposer,
me reposer,
enfin...

Puis, un jour, allongée sur le sol,
dans un champ,
regardant le ciel,
j'ai vu passer toutes mes pensées,
et j'ai choisi, juste là,
de lâcher toute idée que
je dois faire,
je dois gérer,
je dois porter,
je dois tenir bon...

À l'instant même
de tout mon corps,
de tout mon coeur,
de tout mon être,
je me suis laissée aller,
je me suis abandonnée sur le sol...

De chaque fibre de mes muscles,
de chaque cellule de mon corps,
je me suis donnée le droit
de ne plus me soutenir moi-même,
de ne plus rien porter de moi...

Là, pour la première fois de ma vie,
j'ai senti les bras du Vivant qui m'entouraient,
qui me portaient, me soutenaient, me câlinaient
et j'ai entendu la voix du Vivant qui murmurait à mon oreille :
"Tu ne peux sentir mon soutien
que lorsque tu cesses de te tenir.
Tu ne peux sentir que je te porte
que lorsque tu cesses de vouloir porter.
Tu ne peux sentir que je t'entoure
que lorsque tu cesses de me chercher ailleurs
qu'en la sensation globale de tout ton corps.
Je suis toujours là.
Tu es toujours dans mes bras.
Depuis toujours.
Pour toujours.
Pour un instant,
perçois-le..."

Puisse ce jour permettre à chacun-e de goûter, pour un instant,
la détente de se déposer dans les bras du Vivant...

Isabelle Padovani
www.communification.eu

Un coeur en paix avec ce qui est


Je connais une seule chose qui est plus violente que le conditionnement : l'injonction à sortir du conditionnement.
Je me suis moi-même fait violence pendant des années en écoutant cette petite voix intérieure qui, du matin au soir (et parfois même dans mes rêves !) me martelait les préceptes spirituels auxquels elle aurait voulu que je me conforme au doigt et à l'œil.

Cette petite voix était celle d'une part de moi, d'une part de l'identification, qui se croyait être le Soi non identifié et depuis là, tapait avec allégresse sur d'autres parts de moi.
L'une des injonctions les plus rudes de ce pseudo-Soi était "Tu DOIS être en paix avec ce qui est ! Tu DOIS accueillir ce qui est !"
Seul souci (mais de taille !), ce pseudo-Soi n'avait pas compris que son "Ce qui est", pour être l'expression justement de ce qui est, avait à inclure non seulement ce qui m'arrive, mais également tout ce que cela me fait ressentir, y compris lorsque ce que cela me fait ressentir n'est pas de la paix.

J'ai découvert peu à peu, avec la pratique de la Communication NonViolente, combien accueillir mes ressentis, quels qu'ils soient, sans chercher à les éviter ou à les transformer à l'instant où ils apparaissent, était pour moi la voie de la paix véritable, celle où je suis réellement en paix avec "tout ce qui est".

De tout cœur, je fais le vœu que ce post contribue à soutenir la libération intérieure de celles et ceux d'entre nous qui bataillent encore intérieurement avec les voix de ces pseudo-Soi qui sont emplis de bonnes intentions (comme toutes nos voix intérieures) mais qui n'ont pas la vision claire des moyens permettant de nous faire réellement vivre la paix.

Si vous souhaitez faire un pas de plus vers cette paix-là, vous pouvez :
- consulter mon site dédié à la CNV, où vous trouverez de multiples ressources gratuites (Memento CNV, vidéos, textes, etc) : www.cnv-ip.com
- regarder cette vidéo sur la manière d'accueillir nos multiples aspects intérieurs : https://youtu.be/1wPva-xDRgU
- regarder cette vidéo sur comment reconnaître si la voix qui nous parle est le Soi ou un pseudo-Soi : https://youtu.be/1wPva-xDRgU

Belle journée à vous les ami-e-s, dans la paix naissant de l'accueil de TOUT ce qui est... 

Isabelle Padovani
www.communification.eu

dimanche 6 août 2017

Emotions, messagères du Vivant



Nous sommes le Vivant,
se modulant en tant que tout ce qui est,
pour la simple joie de se goûter
en ses milliards de facettes.

Les deux qualités fondamentales du Vivant sont :
- la Paix, expression de son immuabilité
- la Joie, énergie de son mouvement
Ainsi, lorsque le Vivant s'anime, se met en mouvement
en tant que tout ce qui est,
son moteur est la joie :
d'ailleurs, l'un des noms en gaulois pour désigner le divin
était "Modur", qui a donné le mot "moteur", en français.
Ce qui nous meut originellement est donc la joie,
qui ne se vit pas une fois que ce que nous désirons est atteint,
mais qui préexiste à tout désir, qui est le carburant même de notre élan.

Lorsque le Vivant se module en tant qu'être humain,
son "entrée en matière" s'accompagne d'un effet secondaire :
l'identification à la structure matérielle en laquelle il se goûte.
Celle-ci a comme conséquence immédiate,
en se goûtant en tant que cet être-là, en particulier,
de se percevoir comme une partie du Tout,
mais plus comme le Tout, comme l'Un qui est tout ce qui est.
Ce faisant, la nostalgie du Tout
(et avec elle, la complétude vécue par le Tout)
donne naissance au ressenti du manque,
qui va transformer la nature de la joie,
faisant d'elle la résultante d'une réalité
qui rejoint ce à quoi nous aspirons,
au niveau de nos besoins fondamentaux.
Ces besoins, eux, dont le moyen dont se sert le Vivant
pour déployer son mouvement joyeux :
à leur Source, ils offrent une extraordinaire énergie ;
vécus dans l'identification, ils sont perçus comme un manque à combler.

Ainsi, dans le cas où ce que nous vivons
n'est pas le reflet de nos aspirations, de nos besoins,
la joie s'éloigne, faisant place à d'autres émotions :
déception, tristesse, impuissance, colère, etc.
Chacune d'entre elle est la messagère
d'un besoin précieux, qui n'est pas rejoint
par ce que nous sommes en train de vivre.

Remonter le courant de nos émotions
jusqu'à la source de nos besoins
est déjà une étape précieuse
pour augmenter nos chances
de vivre la joie que nous rêvons de vivre.

Pour ce faire, je vous propose 2 ressources :
- Le Memento de la CNV (gratuit, 23 pages), dans lequel vous trouverez des clefs pour explorer votre monde intérieur, ainsi qu'une liste des besoins, pour soutenir votre exploration : http://www.cnv-ip.com/#memento
- la BD "Enquête sur les Émotions, tome 2 : À la source des émotions, les besoins", réalisée par Armella Leung, avec qui j'ai collaboré pour cet ouvrage.
Vous trouverez entre autres dans cette BD une "Carte pour trouver les besoins cachés" que je trouve très précieuse : http://bit.ly/2uokicN

Une autre manière de vivre la plénitude est de tourner directement votre attention vers la paix que nous sommes et la joie qui s'y origine.
Pour vous soutenir dans cette pratique, je vous propose :
- une méditation guidée de 15 minutes pour faire retour vers la source de la joie, la paix : http://www.communification.eu/#6

De tout cœur, je fais le vœu que, en ce début de semaine, ces ressources vous permettent de vivre davantage de Paix et de Joie !

Isabelle Padovani
www.communification.eu

vendredi 4 août 2017

La multi-potentialité, c'est quoi ?


Je crois que la phrase que j'ai le plus entendu depuis mon plus jeune âge est "Arrête de t'éparpiller, tu ne vas arriver à rien si tu continues ainsi !".
En y repensant, je peux vraiment comprendre l'inquiétude de mes parents, puis de mes enseignants, qui me voyaient me lancer simultanément corps et âme dans des tas de centres d'intérêts et de pratiques.
À l'école, pendant que mes petits camarades avaient une activité sportive le mercredi après-midi, j'enchaînais mes entraînements de tennis, d'escrime et de basket.
Le soir, après l'école, mon intérêt était aussi grand pour l'histoire de la création du monde et l'archéologie que pour la science-fiction ou l'ésotérisme.

Des années plus tard, je revois mon premier guide spirituel me dire qu'il faut vraiment que je choisisse une voie, une seule, parmi tous mes centres d'intérêt : je garde encore le sentiment de désespoir et l'impression d'arrachement intérieur à l'idée de devoir choisir entre astrologie, tarologie, runologie, angélologie, kabbale et tradition druidique.
Je me revois tenter de négocier "Et si j'en gardais seulement trois, ça irait ?" tout en sentant que seulement trois, cela ne m'irait pas, car chaque approche me passionnait tout autant.
Je me souviens également de mon inquiétude en voyant mes camarades de pratique de ces différentes voies progresser toujours plus dans l'approfondissement de leur voie unique, tandis que je me voyais avancer plus lentement qu'eux dans chaque pratique, puisque, pendant qu'ils faisaient six pas dans la même direction, j'en faisais un dans chacune de mes six pratiques.
Et puis cette douleur intime, lorsque l'on me demandait "Tu fais quoi ?", de ne savoir que répondre, là où mes camarades répondaient avec assurance "De l'astrologie !", "De la kabbale !"...
Je me souviens l'inconfort de ne pas savoir où me mènerait ma manière de fonctionner, tout en étant incapable de fonctionner autrement, toutes mes pratiques me passionnant...

Après mes années ésotérisme, il en fut de même avec mes années "développement personnel et thérapie" : là où mes camarades s'engageaient avec la force de la maturité dans une seule voie, je me suis vue m'engager successivement et avec autant de conviction dans des cursus de PNL, Dialogue Intérieur, Constellations Familiales, Maieusthésie, CNV, Focusing, IFS, etc.
Finalement, après toutes ces années, j'ai compris que "ma voie" était justement celle d'en suivre plusieurs et de bâtir des ponts entre elles : c'est de là qu'est née ma vision de la Communification.
Je mesure aujourd'hui combien ce chemin a souvent été solitaire et empli de doutes, car je n'avais pas l'exemple de quelqu'un d'autre fonctionnant comme moi.

Je me dis que si j'avais pu dès mon plus jeune âge entendre cette conférence de douze minutes d'Emilie Wapnick sur le thème de la multi-potentialité, ma vie en aurait été changée : non parce que j'aurais agi différemment, mais parce que je l'aurai vécue avec la tranquillité intérieure de comprendre mon fonctionnement et d'en voir la beauté et le sens.
J'ai beaucoup de gratitude pour ce qu'Emilie Wapnick partage dans cette conférence, car cela m'a offert des tonnes d'empathie pour tout ce que j'ai vécu depuis ma plus tendre enfance. De plus, j'ai vraiment été touchée par l'émotion perceptible dans sa voix pendant toute la conférence, car je la ressens comme étant à la mesure de combien ce sujet lui tient à coeur et combien elle aimerait contribuer pour toutes celles et ceux qui, comme elle, sont des multi-potentialistes.

Enfin, j'apprécie énormément qu'elle conclue la conférence en rappelant l'importance d'être et d'incarner exactement ce que l'on est, que l'on soit un spécialiste ou un multi-potentialiste, et les vertus complémentaires de ces deux modes de fonctionnement : cela rejoint mon aspiration à vivre dans un monde où chaque être a les moyens de voir l'unique et le précieux de son être et de le mettre en œuvre en synergie avec l'unique et le précieux de chacun...

De tout cœur, je fais le vœu que cette vidéo contribue à donner de la clarté et de la détente intérieure à toutes celles et ceux qui se reconnaîtront dans ce mode de fonctionnement et je vous invite à la partager autour de vous si vous connaissez des personnes pour lesquelles elle pourrait être utile.

Pour activer les sous-titres en français de la vidéo, cliquez dans YouTube en bas à droite de la vidéo sur la petite roue crantée (paramètres) et sélectionnez français.

Isabelle Padovani
www.communification.eu



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jeudi 3 août 2017

Estime de soi ou bienveillance envers soi ?


Dans les premières vidéos que j'ai publiées, en 2013, j'ai abordé de nombreux thèmes essentiels pour moi, permettant de vivre un quotidien plus doux dans la relation à soi.
Je me rends compte que, comme ces vidéos ont 4 ans, certain-e-s d'entre vous ne les connaissent pas et j'ai décidé d'attirer votre attention sur elles, car elles me semblent pouvoir être de précieux points d'appui pour chacun.
Quant à celles et ceux qui les ont déjà vues, je me rends compte chaque jour combien nous "savons tout" mais que seule la répétition nous permet de mettre en oeuvre ce que nous savons...

Celle que je vous présente aujourd'hui aborde la manière dont on peut faire dépendre l'amour de soi de son estime de soi : j'y partage comment sortir de cette causalité-là - qui nous a été enseignée depuis l'enfance - et explorer une autre voie, en laquelle nous ne ferons plus jamais dépendre l'amour que nous nous portons des résultats que nous obtenons...
De tout coeur, je fais le voeu que cette vidéo contribue à vous redonner accès à un amour inconditionnel de vous-même !



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vendredi 21 juillet 2017

Le Petit Lexique des Nouveaux Paradigmes



Il y a un an, Hélaine Charbonnier m'a contactée pour me demander si j'avais l'élan de participer au Petit Lexique des Nouveaux Paradigmes, avec d'autres Lexicoeurs : j'ai répondu oui avec joie et j'y ai donc partagé ma définition de la Tendresse.

Pour la découvrir, c'est par ici : www.seepia.net/lexique

Présentation de cet ouvrage par ses conceptrices :
"L’idée de créer une sorte de dictionnaire en faisant appel à des plus de 200 contributeurs du nouveau monde venus de tous les horizons était joyeuse et folle : nous l’avons donc trouvé très sage et nous les avons rassemblés durant plus d’un an…
Au final, il y a cet ouvrage de 662 pages.
Ce Petit Lexique des Nouveaux Paradigmes qui n’a de petit que le nom.
Une ode à la permaculture humaine.

Une célébration de notre vraie Nature.
Et une invitation pour chacun à exprimer sa vérité.
Le siècle des Lumières, le vrai ?
C’est maintenant qu’il commence !"
( Hélaine Charbonnier-Teljesseg et Hélène Chartier)

De tout coeur, je vous souhaite le meilleur à la découverte de ces nouveaux paradigmes !

Isabelle Padovani
www.communification.eu

jeudi 20 juillet 2017

Quand l'amour enseigne


Quand l'amour enseigne il n'y a plus d'enseignant ou de participant : seulement une rencontre de coeur à coeur...
Joie de partager avec vous le cadeau du témoignage de Maria-Elena, de sa présence et de sa transmission, lors de cette Rencontre au coeur du Vivant les 11 et 12 juin 2016 à Nantes...



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lundi 17 juillet 2017

Pour un instant, se déposer au coeur de Soi...



C'est lundi, la semaine commence.
Que ce soit pour notre travail ou pour des projets qui nous motivent, nous allons passer à l'action.
Pour quoi faire ?
...
Pourquoi faire ?
...
Parce qu'un élan nous anime, qui est l'élan même de la Vie qui se module en nous.
Élan d'expansion, élan de réalisation, élan de création, élan de manifestation, élan de de concrétisation dans la matière de l'être unique que nous sommes.
Cet élan est pur, il s'origine dans la Paix que nous sommes, jaillissant vers la Joie que nous sommes, en toute complétude.

Notre conditionnement, notre identification à l'histoire-moi, nos blessures du passé, nous coupent de la perception de cette complétude que nous sommes et nous font nous percevoir comme séparés d'elle.

Nos actions deviennent alors une tentative de la retrouver :
"Lorsque j'aurais fait ça, je serais content !"
"Lorsque ce projet sera terminé, je pourrais goûter la paix !".
Ce faisant, la Paix et la Joie deviennent dans notre esprit la résultante possible de nos actions et ce qui nous motive à les faire.

Ce même conditionnement fait que, paradoxalement, dans notre tentative d'atteindre la Paix et la Joie, nous allons beaucoup nous tendre et nous stresser...
Notre chemin n'a alors plus du tout le goût de la destination que nous visons, ce qui peut être un signal pour nous que quelque chose est à revoir dans notre manière d'envisager les choses.

Alors, en ce début de semaine, je te propose de commencer directement par vivre ce que tu cherches à atteindre : la Paix et la Joie sont déjà là.
Elles sont ce que tu es, les qualités originelles de ton être.
Tu n'as rien à faire pour les "obtenir", mais simplement , pour un instant,
à tourner ton attention au cœur du Soi.

Si tu prends le temps de faire cela, tous les autres "faire" de ta journée auront un goût différent car il ne se mettront plus en œuvre depuis le manque, mais depuis la plénitude de ton être.

Si tu ne connais pas de moyen concret de te déposer pour un instant au cœur du Soi, tu peux regarder cette vidéo gratuite : http://www.communification.eu/#vivre-la-detente
De tout cœur, je fais le vœu que ceci contribue à te faire goûter davantage la Paix et la Joie que tu es, afin qu'elles te nourrissent et qu'elles se diffusent dans ta vie et vers tous les êtres que tu côtoies.

Isabelle Padovani
www.communification.eu

dimanche 16 juillet 2017

Blague : Le Championnat du monde de Spiritualité


Parce que "être spirituel" a deux sens dans la langue française, à la fois celui de cheminer dans une voie spirituelle et également celui d'avoir le sens de l'humour et de l'exercer, c'est avec beaucoup de joie que je vous partage aujourd'hui ce grand moment de rigolade à la fin de la Rencontre au coeur du Vivant des 9 et 10 novembre 2014 à Waterloo, lorsque, à la demande des participants, j'ai raconté la blague "Le Championnat du monde de Spiritualité"...

Je fais le voeu que cette petite vidéo amène un rayon de joie dans votre dimanche et si elle vous a fait rire, faites suivre !



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samedi 15 juillet 2017

De notre coeur brisé peut naître la beauté...


J'ai toujours apprécié les Twins, ces merveilleux jumeaux danseurs, pour leur extraordinaire manière de danser, chacun et ensemble... Cela fait des années que je les suis sur YouTube, mais j'ai été particulièrement touchée par une de leurs prestations dans la saison 2017 de l'émission "World of Dance".
En la regardant, je l'ai trouvée chargée émotionnellement et je n'ai donc pas été étonnée en entendant l'un des jumeaux exprimer après sa prestation qu'il en avait co-créé la chorégraphie avec son frère depuis la tristesse qu'il ressentait suite à sa rupture avec sa petite amie, qui l'avait soutenue depuis ses débuts dans le milieu de la danse.



Cela m'a rappelé une période de ma vie, il y a une trentaine d'années, où j'avais composé au synthétiseur une dizaine de morceaux que je trouvais magnifiques (ce qui était plutôt rare à l'époque, vu mon caractère exigeant), depuis le désespoir que je ressentais en lien avec ma vie amoureuse.
J'avais été ahurie de voir que, à la seconde où ma vie amoureuse était devenue plus harmonieuse, ma créativité avait cessée du jour au lendemain, comme si on avait fermé le robinet de cette source à laquelle j'avais accès sans effort jusque là.
Je me souviens avoir été très fâchée après la Vie a ce moment-là, me disant "S'il faut être malheureux pour être créatif, je ne suis pas d'accord !".

Quelques décennies plus tard, je vois combien j'étais à côté de la plaque : ce n'est pas le "malheur" qui nous permet d'être créatif, c'est le fait d'avoir notre cœur ouvert à la beauté du mouvement de la Vie qui se module en chacun de nous.
Or notre conditionnement habituel, de par le système de protection qu'il génère, entraîne notre cœur à se fermer afin de nous préserver de vivre de nouvelles souffrances.
Ce faisant, nous perdons peu à peu accès à l’espace intérieur depuis lequel nous pouvons percevoir la merveille du mouvement du Vivant en nous et tenter d’en exprimer la Beauté par toutes les formes d’art.
Ainsi, lorsque notre coeur se brise, nous avons une occasion unique d’accéder à nouveau, pour un instant, à ce lieu sacré, intersection entre humain et divin, où nous avons la possibilité d’exprimer l’unique beauté de ce que nous ressentons et de l’offrir au monde.

Pour ma part, depuis que j’ai cette conscience, je célèbre chaque seconde où mon coeur se brise, non parce que j’en aime la douleur, mais parce que je sais qu’elle annonce l’ouverture des portes de la Beauté de toute la Création se manifestant en moi...
Je ne connais rien de plus exaltant que vivre consciemment ce moment-là, dans lequel, de tout mon être, je dis “oui” à cette brisure et je porte davantage mon attention sur l’ouverture qui se produit en moi, que sur la douleur qu’elle génère au passage.

Mon observation est que, au fil des années, celle-ci est devenue une douce douleur que j’accueille avec tendresse et reconnaissance, car je sais tout ce qu’elle me permet de goûter, qui est pour moi le plus précieux de ce que je connais en tant qu’être humain : être pleinement humain, justement, dans toute la magnificence de notre capacité à pouvoir capter l’illimité au sein même de notre limitation...

Je fais le voeu que cet article contribue à ce que, la prochaine fois que vous percevez que votre coeur peut se briser, vous ayez peut-être la curiosité de rester avec ce qui se passe en vous, plutôt que de le fuir... et j’aimerais vous exprimer toute ma gratitude pour ce que votre choix contribuera à faire apparaître comme Beauté en notre monde.
De tout mon être, je sais combien, chaque fois qu’un être humain fait ce choix-là, il contribue activement à ce que se manifeste le monde de Paix et de Joie dans lequel bon nombre d’entre nous aspirent à vivre. En ce jour, j’envoie tout mon amour vers celles et ceux qui sont les acteurs conscients de cela... et j’envoie également tout mon amour vers celles et ceux qui n’ont pas encore les moyens de l’être...

Isabelle Padovani

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vendredi 14 juillet 2017

Avec quelles oreilles suis-je en train d'écouter ?



Lorsque je regarde un paysage avec des lunettes de soleil, je me rends compte que les lunettes que je porte changent les couleurs de ce que je perçois : si je souhaite voir les couleurs de la réalité, d'un geste, je peux enlever mes lunettes.

En est-il de même, lorsque j'écoute quelqu'un parler ?
Ai-je conscience que je l'entends à travers le filtre de mes pensées, de mes croyances, de tout le conditionnement qui m'a appris à porter des jugements sur autrui lorsqu'un ou plusieurs de mes besoins ne sont pas rejoints par ses paroles ou ses actions ?
Mon expérience est que nous sommes plus habiles à voir les lunettes sur notre nez que le voile du jugement sur nos oreilles... Un petit "truc" simple pour vérifier s'il est là ou pas est de vérifier si mon attention se tend vers l'autre (mes pensées, en particulier) ou si elle est portée sur moi, en moi, là seulement où j'ai le pouvoir de me rendre la vie belle...

Si j'observe que mon attention est tournée vers l'autre, avec des pensées qui tournent en boucle sur ce qu'il aurait dû ou n'aurait pas dû faire, je suis sûre de deux choses :
- en cet instant, je viens de perdre mon pouvoir de me rendre la vie belle, car j'ai donné la télécommande de mon ressenti intérieur à l'autre en croyant qu'il est responsable de mon mal-être
- chaque seconde que je passe à continuer à ressasser mes pensées plutôt qu'à me mettre à l'écoute des sentiments et des besoins qui en sont la cause, chez moi, m'éloigne du bien-être intérieur et relationnel que j'aspire à vivre.

J'aimerais vous partager que cela m'a pris des années de pratique quotidienne avant de commencer à me rendre compte en temps réel quelles oreilles je portais et d'avoir les moyens de commencer à aller écouter ce qui était vivant en moi plutôt que de ressasser mes jugements sur l'autre.

J'aimerais vous dire combien cette pratique-là a radicalement changé ma vie, en me redonnant accès à une paix et une joie intérieure que je n'avais jamais goûtées auparavant et combien cela m'a permis de vivre une qualité de relation que je ne connaissais pas juste là.

Si partir à la découverte du type d'oreilles que vous portez vous intéresse, vous pouvez lire le Mémento pratique que j'ai rédigé sur le processus de la Communication NonViolente, qui permet de développer notre capacité à choisir les oreilles que nous portons.
Vous pouvez le télécharger gratuitement sur cette page :
http://www.cnv-ip.com/#memento-cnv

En ces temps où nous nous sentons parfois démunis face à la violence qui anime beaucoup d'êtres humains en ce monde, je crois de tout mon être que développer notre capacité à savoir avec quelles oreilles nous écoutons et développer la capacité d'en changer est l'un de nos plus grands pouvoirs pour participer activement au monde de paix dans lequel nous rêvons de vivre.

Je fais le vœu que ce post et ce Memento y contribuent et je vous souhaite une douce journée, en conscience des oreilles que vous avez, d'instant en instant...

Isabelle Padovani
www.communification.eu

dimanche 9 juillet 2017

"Ma fille est agenre..."


Wikipedia, sur le terme "Agenre" : sans genre (non genré, agenre, neutrois) ; se déplaçant entre genres ou avec une identité de genre fluctuante (genre fluide) ; troisième sexe ou autrement genré ; inclut ceux qui ne nomment pas leur genre ; se situant entre le genre masculin et le genre féminin.

J'ai été particulièrement touchée lors de la Rencontre au coeur du Vivant du 11 juin dernier à Fribourg, par cette maman me partageant son désarroi face à sa fille de 16 ans qui lui dit être "agenre" et lui demande de l'appeler par un prénom de garçon.
Vous trouverez dans cette vidéo notre échange, dans lequel je partage à la fois des informations sur celles et ceux que les Amérindiens nomment les "Deux Esprits" et des exemples de mon vécu personnel sur ce thème.

Je fais le voeu que cette vidéo contribue à apporter davantage de paix intérieure pour celles et ceux qui sont concernés par cette thématique et pour leurs proches.




Si vous souhaitez en découvrir plus sur les "Deux Esprits" :
Articles :
Vidéos :
- Les Deux Esprits et l'univers : https://youtu.be/fgNqVHxSzbc
- Généralités sur les Deux Esprits : https://youtu.be/bGnBDboHdqQ
- Les quatre genres chez les amérindiens : https://youtu.be/SbSDP-BvPcU

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mardi 4 juillet 2017

Quand les branches se querellent, les racines s'embrassent



 Merci à mon amie et collègue Françoise Keller, qui, à la fin de sa conférence TedX à Roanne sur la CNV (https://youtu.be/PslpPyF7Z80), a offert ce proverbe africain et cette image : les deux m'ont tellement parlé que je les ai mis ensemble, pour illustrer ce post.

"Quand les branches se querellent, les racines s'embrassent" : cette phrase est pour moi un rappel précieux des deux niveaux auxquels nous fonctionnons dans nos relations.
- Les racines : nos besoins, nos aspirations profondes
- Les branches : les moyens que nous choisissons pour nourrir nos besoins et nos aspirations profondes

J'ai tellement de gratitude pour Marshall Rosenberg et le processus de la Communication NonViolente qui nous donnent les moyens de nous relier ensemble en ce lieu où les racines communes de notre humanité peuvent s'embrasser, plutôt que nos branches se quereller.

Pour illustrer ceci, je vous propose de regarder ma vidéo "Entendre les besoins cachés sous les jugements", dans laquelle je partage quelques pistes sur ce thème...
Pour info, même si le thème ne vous fait pas frétiller du pistil mais que vous avez juste envie de passer un quart d'heure à rire, ça peut le faire aussi, car je me suis vraiment lâchée dans cette vidéo !

Si vous souhaitez en savoir plus sur la CNV, je vous rappelle que vous pouvez télécharger ICI gratuitement le Memento de 23 pages que j'ai réalisé sur cette art de la relation de coeur à coeur...


jeudi 29 juin 2017

Vivre à Paris l'aventure du tournage d'un clip musical au service de vos valeurs, ça vous dit ?


C'est avec joie que je partage avec vous cette petite vidéo que j'ai tournée aujourd'hui pour vous parler d'un projet qui me tient à coeur : il s'agit du projet musical/humaniste électro-pop WONDERFOOL, initié par Stephan Crestani, musicien, chanteur et formateur certifié en Communication NonViolente.

Je vous parle dans cette vidéo de mon enthousiasme pour ce projet, qui va mettre en musique avec l'album "Wonderfool : Songs for an open-hearted world (Chansons pour un monde plus humain)" la bienveillance, l'écoute, le respect, la coopération, qui permettent de vivre des relations de coeur à coeur... La majorité des textes qui vont chanter cette écologie relationnelle entre les humains sont de Marshall Rosenberg, le père de la CNV, les musiques étant composées par Stephan.

Si vous êtes tenté par cette joyeuse aventure et que vous êtes disponible à Paris les 7 et 8 juillet, vous serez les bienvenu-e-s pour participer en tant que figurant pour le clip de la chanson "See me beautiful".
Vous pouvez participer à une seule journée ou aux deux jours de tournage, selon votre élan et votre disponibilité.

En ce cas, merci de le faire savoir en message privé à Muriel Gorius, qui va réaliser ce clip : https://www.facebook.com/profile.php?id=100008483598894
en lui indiquant le ou les jours de votre présence ainsi que vos nom, prénom, mail et numéro de portable.
Vous serez ensuite contacté pour recevoir toutes les précisons pratico-pratiques de cet événement.

Si cela vous fait joie, vous pouvez également :
- visiter la page du projet Wonderfool et la liker, ce qui contribuera à faire connaître ce projet : www.facebook.com/wonderfoolmusic
- partager cette vidéo auprès de vos réseaux et amis.

Dans tous les cas, merci pour votre soutien à ce projet, quelle que soit la forme que vous choisissez pour cela !



lundi 26 juin 2017

Cursus 2017-2018 de découverte et d'approfondissement de la CNV au Luxembourg


C'est avec joie que je vous annonce ce cursus, animé par ma chère amie et collègue Farrah Baut-Carlier !
Je connais Farrah depuis plus de 10 ans (nous avons cheminé ensemble dans notre parcours de formation de formatrice en CNV) et j'apprécie énormément ses qualités de coeur et d'intégration de la CNV, qui, alliées à une manière d'aller à l'essentiel, permettent la transmission d'une CNV vivante comme je l'aime !Par ailleurs, j'ai beaucoup de gratitude pour son inlassable travail de traductrice en français de la plupart des ouvrages de Marshall Rosenberg. Je vois également combien le fait qu'elle ait traduit Marshall en live dans des dizaines de séminaires en Europe l'a immergée au coeur de sa vision et de sa manière de transmettre et a imprégné la manière qu'elle a de partager la CNV, ce qui lui donne un goût que j'aime beaucoup !

Ce cursus de découverte et d’approfondissement de la CNV démarrera au Luxembourg dès le mois de septembre 2017.
Il se décline en une série de 7 week-end et privilégie la connexion et la pratique afin d’évoluer individuellement et collectivement sur un chemin vers plus de paix avec soi-même et les autres. 

Je considère ce cursus comme très précieux, car lorsqu'on commence la CNV, on peut se sentir un peu perdu face à l'ampleur du changement de paradigme auquel elle nous invite : mon expérience est que cela prend du temps et que pouvoir ainsi cheminer sur 7 week-end offre la sécurité d'un apprentissage soutenu sur la durée, ce qui en favorise l'intégration en profondeur.

Voici le détail des 7 modules de ce cursus :
Module 1 - 23 et 24 sept 2017 - Découverte de la Communication NonViolente
Module 2 - 28 et 29 oct 2017 - S’ouvrir au dialogue
Module 3 - 25 et 26 nov 2017 - Pratique, entendre et dire non
Module 4 - 9 et 10 déc 2017 - Transformer colère, culpabilité et honte
Module 5 - 13 et 14 jan 2018 - Transformer nos croyance et dialogue avec les parts de soi
Module 6 - 3 et 4 février 2018 - Les addictions: de la dépendance à la bienveillance
Module 7 - 5 et 6 mai 2018 - CNV et relation à l’argent co-animé avec Christian Junod

Vous trouverez toutes les modalités pratiques de ce cursus sur cette page : http://www.giraffarrah.eu/wp-content/uploads/2017/06/plaquette-cursus-CNV-Lux-2017-2018-1.pdf

De tout coeur, je vous souhaite le meilleur en compagnie de Farrah !

Isabelle Padovani - www.communification.eu

mercredi 21 juin 2017

Solstice d'Eté, fête de la Conscience Eclairée


Aujourd'hui, c'est le Solstice d'Eté, le jour de l'année où la durée du jour est la plus longue et la durée de la nuit la plus courte...

Dans bon nombre de traditions occidentales, c'est un jour de célébration de la Lumière, symbolisant à la fois la Source Lumineuse de la Conscience (non manifestée) et sa modulation (sa manifestation) lorsque celle-ci est éclairée par la Lumière de la Conscience qui l'anime.

Dans la tradition Celte, c'est l'Alban Heruin, la Lumière du Rivage : j'aime ce terme qui m'évoque "l'autre rive" chère au Bouddhisme, ce rivage, cette rive de la conscience éveillée à sa nature véritable...

Ainsi, ce jour du Solstice d'Eté est une invitation à ouvrir tout notre être à sa lumineuse dimension originelle. Pour ce faire, nous pouvons utiliser ce texte, qui m'a été transmis il y a bien longtemps :

Lumière, fais de moi ton image,
non pas ton imitation, mais ton reflet.

Que ma bonté trouve en toi sa source,
que ma compassion trouve en toi son foyer,
que ma disponibilité trouve en toi ses racines,
que mon équanimité trouve en toi son souffle,
et qu'ainsi, par les quatre éléments,
je sois un avec toi, comme tu es un avec l'Unité.

Lumière, toi Tout Amour,
embrasse-nous de ton énergie,
afin que dans cette lumière,
nos yeux voient,
nos oreilles entendent,
nos paroles répandent la paix.

Aide nous à vivre la communion avec chaque être,
afin que, nous soyons un avec tout ce qui est
et que notre manière d'incarner l'amour
soit une Lumière pour chacun !


J'aime également ces temps particuliers du cycle solaire annuel qui pointent la réalité de l'impermanence : en ce jour, la course du Soleil nous rappelle qu'atteindre le rivage de la conscience éclairée ne nous garantit en rien la stabilité d'un état permanent dans cette lumineuse conscience : en effet, par le jeu du mouvement de la Vie, dès demain, les jours vont commencer à décroître et la nuit reprendra peu à peu le dessus, jusqu'au Solstice d'Hiver... A son tour, ce jour de l'année où la nuit est la plus longue nous apporte une leçon sur le mouvement incessant du Vivant : le moment le plus sombre, le plus noir, est annonciateur de l'arrivée imminente de la lumière...

Puisse ce cycle du soleil nous inspirer au niveau de l'équanimité dont nous pourrons faire preuve envers nos mouvements intérieurs, qui, à l'image des vagues sur le rivage, dessinent à l'infini le jeu du Vivant, entre Conscience originelle et ses modulations dans la manifestation, plus ou moins conscientes de leur origine...
Le cycle annuel du Soleil nous invite à intégrer la sagesse ancestrale "Cela aussi passera..." et à ne pas chercher à nous attacher à la lumière quand elle est là, ni à nous désespérer de l'obscurité quand elle est là...
Au lieu de cela, nous sommes invités à expérimenter ce mouvement cyclique et à en goûter les qualités spécifiques à chaque moment : alors, en ce jour, je vous souhaite de goûter pleinement les qualités de la Grande Lumière, pendant le temps où elle nous inonde de ses lumineux rayons !

Puisse-t-elle
renforcer nos corps,
nourrir nos coeurs
et éclairer notre esprit !

Isabelle Padovani
www.communification.eu

lundi 19 juin 2017

Agenda 2017-2018 des Rencontres au coeur du Vivant


Cette saison, en raison de mon planning bien rempli par les formations que je donne avec l'équipe pédagogique du Centre pour la Communification, je donnerai seulement 4 Rencontres au coeur du Vivant en France :
- Paris, les 21 et 22 octobre 2017
- Lyon, les 4 et 5 novembre 2017
- Toulouse, pour une Rencontre spéciale de 3 jours, du 19 au 21 mai 2018
- Nice, les 23 et 24 juin 2018

et voici les dates pour la Suisse :
- le 17 septembre 2017
- le 3 décembre 2017
- le 18 février 2018
et pour la 1ère fois à Fribourg, une Rencontre sur 2 jours, les 21 et 22 avril 2018 !

Vous pouvez découvrir le programme détaillé de toutes ces Rencontres (en particulier celle de Toulouse, pour Pentecôte, qui vous propose un programme inédit !) sur cette page : http://www.communification.eu/#rencontres

Au plaisir de retrouver celles et ceux d'entre vous qui auront l'élan de participer à ces Rencontres et je vous souhaite tout le meilleur d'ici là, au coeur du Vivant !

http://www.communification.eu/#rencontres

lundi 12 juin 2017

"Que vous apporté la CNV par rapport à l'enseignement de Jésus ?"


En me réveillant ce matin, j'avais tellement de joie en repensant à la Rencontre d'hier à Fribourg que j'ai eu l'élan d'en monter un extrait, un moment qui m'a beaucoup touché, lorsque Thomas, un participant, m'a dit "Vous parlez souvent de Jésus... mais que vous a apporté la CNV par rapport à ses enseignements ?"

J'ai adoré répondre à cette question, ce qui m'a donné l'occasion (entre autres) d'aborder la Différenciation-Clef "Compromis vs Shift", qui est l'un des fondements de l'intention de la CNV.

C'est avec joie que je vous offre cette vidéo toute fraîche montée de ce matin, en guise de célébration de cette saison 2016-2017 qui vient de s'achever.

Vous trouverez toutes les prochaines des Rencontres au coeur du Vivant sur cette page : www.communification.eu/#rencontres

Au plaisir de vous retrouver, ici ou là et si vous souhaitez en découvrir davantage sur ma vision de l'enseignement de Jésus, c'est par ici : https://vimeo.com/ondemand/jesusnonduel




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vendredi 9 juin 2017

Une autre vision de l'argent...



Je vois passer régulièrement des commentaires de personnes qui semblent choquées que j'ose demander une contribution financière pour les Rencontres au coeur du Vivant que j'organise. Apparemment, elles attendent de moi que je donne tout ce que je partage avec le grand public sans jamais rien demander au niveau financier, sans quoi cela fait de moi, selon leurs dires, une "commerçante" ou quelqu'un de "mercantile"... Je mesure, en lisant cela, combien la relation à l'argent est un sujet sensible, en particulier dans les milieux du développement personnel et de la spiritualité et je vois combien certaines croyances à ce sujet sont tenaces... Pourtant, il ne viendrait à l’idée de personne d’attendre que son boulanger lui offre gratuitement sa baguette de pain tous les jours, ou que son artiste préféré se mette à donner ses disques ou à proposer tous ses concerts à titre gratuit...

Lorsqu’on me fait ce type de procès d’intention (de faire du mercantilisme spirituel parce que mes Rencontres au coeur du Vivant sont payantes), alors que depuis des années, je consacre en moyenne deux à quatre heures par jour, 365 jours par an, à créer du matériel que je diffuse gratuitement (sur mes réseaux sociaux et sur ma chaine YouTube), je me vois un peu comme un boulanger qui offrirait tous les jours gratuitement des brioches, des croissants, du pain, à toutes celles et ceux qui passent par sa boulangerie. Et, six à sept fois par an, il propose en week-end des ateliers “Confection du pain et de viennoiseries” où il demande une participation financière qui lui permettra de pouvoir continuer à offrir gratuitement tout ce qu’il donne le reste de l’année. S’il se faisait alors taxer de “personne intéressée” et de “mercantile”, je gage qu’il serait assez ahuri, puis atterré et triste, d’être aussi peu vu et compris dans son intention : il en est de même pour moi, les amis...

Je peux bien sûr me relier à la frustration de celles et ceux qui, ravis de bénéficier toute l’année des nourritures qui leurs sont offertes gratuitement, sont dépités de ne pas avoir les moyens de s’offrir l’atelier en week-end proposé par le boulanger. Mais, au-delà de ce que ce type d’attitude peut susciter comme sentiments chez moi, je suis surtout touchée en me reliant à ce qui l’origine : j’y vois une profonde incompréhension du principe de l’équilibre dans le donner et le recevoir, lorsqu’il se vit dans des échanges relationnels se déroulant dans le domaine spirituel ou du développement personnel. Apparemment, les valeurs et aspirations élevées qui animent les êtres cheminant dans ces domaines se muent en exigence et vindicte lorsque d’aucuns osent simplement être humains et exprimer leurs besoins au niveau matériel.

Une de mes amies m'a raconté qu'un boulanger de ses amis qui, lorsque quelqu’un lui donnait de l'argent pour une baguette en lui disant “Voilà pour la baguette !”, avait coutume de répondre : "Ah non, celle-ci, elle est gratuite, car elle est déjà faite ! L'argent que vous me donnez, c'est pour pouvoir faire les prochaines !".
Ce petit exemple illustre la réalité du mouvement de l’équilibre dans le donner et le recevoir : le boulanger ne vend pas son pain POUR recevoir de l’argent, mais il demande un retour financier pour le pain qu'il offre afin d'avoir les moyens de pouvoir continuer à en offrir...


Je suis bien sûre consciente que cette vision de l’argent est valable pour les êtres qui fonctionnent à partir de leur élan de contribution : je ne suis pas aveugle et je vois bien que certains êtres ont une autre vision de l’argent et des relations humaines, et que leur motivation première est bien de se “faire de l’argent” et non de contribuer. Je peux me relier à celles et ceux qui, en ce cas, utilisent l’étiquette “mercantile” pour exprimer leur déception de voir un être qui agit uniquement à partir de ses besoins personnels sans prendre en compte ceux d’autrui.

Si je résume, on a deux cas :
  • l’individu qui agit à partir de son élan de contribution et qui demande un retour (quelle qu’en soit la forme) pour avoir les moyens que son élan puisse continuer à se vivre : l’argent n’est pas son but, mais un simple moyen de pouvoir concrétiser son aspiration à contribuer pour autrui.
  • l’individu qui agit à partir de besoins plus personnels et qui agit en ayant comme motivation première de “gagner de l’argent”, afin de pouvoir faire tout ce qui fait sens et joie pour lui. L’argent devient alors un but, l’autre étant un moyen potentiel d’en obtenir.
Dans le premier cas, on se prend en compte, pour pouvoir être au service d’autrui. 
Dans le deuxième, on ne prend en compte que soi-même. 
Dans les deux cas, on se prend en compte. 
D’où vient donc l’idée, la croyance, qu’il y aurait un cas dans lequel il pourrait être viable sur la durée de ne pas se prendre en compte du tout ? 

J’avais fait deux vidéos sur ce sujet, en 2013 : en les revisionnant aujourd’hui, je vois que je formulerais sans doute certains points un peu différemment, mais je me dis qu’elles peuvent déjà servir de base pour un cheminement sur ce sujet.

Argent, gratuité et spiritualité :  



Combien vaut mon travail



Aujourd’hui, je vois que j'ai du mal avec le positionnement qui consiste à attendre (voire exiger) que les personnes qui ont fait le choix de dédier leur vie à prendre soin des autres le fassent en devant auto-financer leur vie quotidienne, sans rien demander à quiconque, sous prétexte que ce qu’elles partagent est dans un domaine qui a à voir avec la contribution pour l’être humain. Quelque chose en moi trouve que c’est comme si on attend de ces êtres qu’ils donnent deux fois : la première, par le fait qu’ils donnent ce qu’ils transmettent et la deuxième, par le fait qu’ils se débrouillent par eux-mêmes pour trouver comment avoir les moyens de vivre d’une manière qui leur permet de pouvoir continuer à transmettre...

A mon sens, cette manière de voir les choses ne prend pas en compte la réalité de l’équilibre entre le donner et le recevoir, qui permet à celui qui donne d’avoir les moyens matériels de continuer à le faire... En d’autres termes “Qu’est-ce que je donne à celui qui me donne, afin qu’il ait les moyens de continuer à pouvoir donner ?

L’argent est de nos jours un moyen pratique de pouvoir équilibrer cette dynamique du donner et du recevoir, mais il n’est pas le seul... Par exemple, dans les traditions claniques ancestrales, en Gaule, les guérisseurs d'un clan ne demandaient pas d'argent pour leurs consultations, mais ils recevaient du clan un toit, des vêtements, de la nourriture et tout ce dont ils avaient besoin pour pouvoir continuer à contribuer pour le clan : ainsi, ils avaient les moyens de pouvoir continuer à donner leurs soins à chacun.

Je trouve donc assez ahurissant que l’on attende, voire que l’on exige de quelqu’un (sous peine de jugement sévère sur sa manière de fonctionner), qu’il donne, donne, donne, sans rien demander en retour... Je constate que les êtres qui ne demandent pas explicitement quelque chose en retour (je pense à Amma, ou d’autres êtres comme elles) sont entourés de personnes qui ont à coeur de leur donner quotidiennement tout ce dont ils ont besoin pour vivre et fonctionner de la manière qui leur permet de continuer à donner.

Je vois là une dimension du “prendre soin de ce qui nous est précieux” qui fait beaucoup sens pour moi, car elle me semble être l’incarnation d’une vision réaliste de la vie et de l’être humain, ainsi que la mise en oeuvre concrète de nos aspirations les plus élevées à l’entraide et à l’interdépendance.


La gratuité financière ne peut s'exercer à mon sens que si elle est le moteur d'une chaîne relationnelle fondée sur l'interdépendance vécue entre tous, qui prend soin à la fois du receveur (qui bénéficie de la gratuité) ET du donneur (qui l'offre), les besoins matériels de ce dernier étant nourris par un ou plusieurs autres acteurs du cercle auquel il appartient.

Exiger la gratuité de manière unilatérale (de la part du donneur) revient à ne pas prendre en compte la réalité de notre nature humaine, qui se met toujours en action selon deux axes :
- l'élan : l'élan de contribution étant le moteur premier de l'être humain, lorsqu'il est connecté à la Vie qui le traverse
- les moyens : qui lui permettent de mettre en œuvre cet élan Sans moyens, l'élan ne peut plus se vivre et l'argent est l'une des manières de pouvoir donner à l'élan de contribution les moyens de s'exercer de manière pérenne.


Marshall Rosenberg, père de la Communication NonViolente, partage sa vision de l'argent comme moyen de vivre l'équilibre au niveau du donner et du recevoir en ces termes :
"Ne paye jamais pour quoi que ce soit et, à la place, donne aux personnes de l’argent à partir de l’intention de les soutenir à faire leur travail."
et
"Ne travaille jamais pour de l'argent mais assure toi toujours que tu as assez de ressources pour faire ton travail."

J’aime également beaucoup ce qu’en dit Miki Kashtan, une formatrice certifiée du CNVC qui m’inspire depuis des années par la force de son engagement dans la transmission de la CNV. Elle a un blog où elle écrit des articles de fond hebdomadairement et j’ai toujours été admirative du temps et de l’énergie que je lui voyais consacrer pour offrir ainsi gratuitement ces trésors de conscience... Elle écrit, sur le thème de sa relation à l’argent :

Je ne veux rien vendre à quelqu'un tant qu'il ne voit pas en quoi ce que je lui propose est un cadeau pour lui-même !  
et
Je ne me vois pas comme "gagnant" de l'argent. Je me vois comme demandant de l'argent et comme donnant de l'argent à ceux qui demandent. Je ne demande pas aux gens "Combien ça coûte ?" A la place, je demande "Qu'aimeriez-vous recevoir ?" Le tournant dans ma vie au sujet de ma vision de l’argent a été lorsque j'ai commencé à réfléchir à ce pourquoi je demandais de l'argent et j’ai découvert que ce n'était pas pour moi, en fait. C'était pour pouvoir avoir les moyens de vivre, prospérer et contribuer. Une fois que j'ai eu assez d'intégrité au sujet de la façon dont je faisais mes choix au sujet de l'argent, j'ai senti un plein sentiment d'intégrité en demandant de l'argent pour être en mesure de faire cela. Auparavant, demander de l'argent me semblait sacrilège, comme si cela menaçait le travail sacré que je venais de terminer. Une fois que j'ai adopté le paradigme de Marshall de ne pas travailler « pour » recevoir de l’argent, mais d’oser demander celui dont j’ai besoin pour pouvoir continuer à offrir ce que j’ai de la joie à partager, j’en suis arrivée à accepter ce que sont mes vrais besoins, y compris le besoin de soutien d'autres personnes…” 


Quelqu’un m’a écrit récemment, au sujet des Rencontres au coeur du Vivant : "J'ai l'impression que tu reçois plus que ce qui t'est nécessaire pour vivre confortablement et avoir l'élan de contribuer.
J’ai envie de partager dans cet article ma réponse à sa remarque, me disant que cela pourra contribuer à la clarté de chacun.
Je vois que tu te bases pour faire ta réflexion sur un calcul du tarif demandé pour une rencontre, versus le nombre d'heures de la Rencontre, etc. Du coup, tu sembles croire que la somme que je demande pour participer aux Rencontres au coeur du Vivant a quelque chose à voir avec "payer" le contenu de la Rencontre et en évaluant cela, ça ne te semble pas ajusté.

J'aimerais te partager que lorsque je parle d'équilibrer le donner et le recevoir, je l'envisage de manière globale : ce que je reçois dans les Rencontres équilibre pour moi, non pas ce que je donne pendant le temps de ces Rencontres, mais ce que je donne à longueur de journée (je travaille en général entre 10 à 13h par jour), 365 jours par an, car mon "job" étant ma passion, je le fais tous les jours... Les Rencontres au coeur du Vivant représentent en moyenne 10 à 14 jours dans l'année, sur les 365 jours où je travaille et la somme que j'y demande ne sert donc pas à équilibrer ce que je donne pendant ces 10 jours, mais ce que je donne pendant 365 jours...

Enfin, pour rappel, j'ai toujours à coeur que l'argent ne soit pas un obstacle pour participer : j'ai mis en place des tarifs réduits pour les personnes ayant moins de moyens financiers, et Audrey (à mon secrétariat) est toujours à l'écoute des personnes pour qui même le tarif réduit est trop cher... Pour info, je ne communique pas sur ce sujet, mais il y a à chaque Rencontre des personnes qui participent selon le mode de la participation consciente, en donnant ce qu'ils peuvent et certains que nous invitons à participer à titre gratuit, lorsque nous voyons leurs situations trop difficiles.

Et c'est le fait de demander un montant de base (celui que tu juges trop élevé) à celles et ceux qui en ont les moyens qui permet :

- de pouvoir donner ces accès-là à celles et ceux qui ont moins de moyens

- de soutenir mon élan de contribuer pour le plus grand nombre au quotidien.”


Je fais le choix de continuer à enrichir cet article des échanges qu’il a généré en commentaires, me disant que cela peut contribuer à la clarté et ayant confiance que si vous en avez assez, vous zapperez ! 

Quelqu’un m’a écrit en commentaires qu’il avait calculé la somme mensuelle que je recevais, à partir des infos connues de lui au sujet des tarifs normaux des Rencontres au coeur du Vivant et du nombre de participants) et qu’il trouvait que “On est peut-être un peu au-delà de ce qui est nécessaire pour vivre décemment...
C’est une variante de la remarque à laquelle j’ai répondu dans les paragraphes précédent, mais elle a retenu toute mon attention, car ce commentaire comportait des éléments chiffrés et je mesure combien cela peut être choquant pour certaines personnes, en regard de ce qu’elles gagnent mensuellement. 

Voici ce que je lui ai écrit :J'adore que l'on entre ainsi jusqu'aux chiffres, le thème de l'argent est si tabou dans nos sociétés et surtout dans les milieux spirituels ! Pour faire le pas suivant ensemble, sur ce sujet que j'adore, tant je vois combien il touche à nos conditionnements les plus profonds et les plus archaïques : votre calcul ne reflète pas la réalité, car il n'y a qu'une rencontre par an (à Toulouse) qui peut avoir 400 personnes... les autres tournent autour de 200... et le nombre de participants n'est pas à multiplier par 150, car il y a environ 50 % de personnes qui viennent en tarif réduit... sans parler des gratuités, nombreuses, dans toutes les rencontres. Ensuite, les frais sont conséquents, partout, pour les salles que je loue, auquel il faut évidemment ajouter les frais de déplacement, hébergement, restaurant, etc.

Mais tout cela n'est pas le coeur de ce qui est en question, car au final, même avec un revenu mensuel net qui est bien en-deçà de celui que vous évoquez, on pourra toujours me dire que "je gagne trop" pour ce que je fais... Et c'est là que ça devient intéressant : où avons-nous appris cette curieuse idée que quelqu'un pourrait "trop" recevoir ? Si ce n'est par comparaison avec ceux qui reçoivent "moins"... Ainsi, notre vision de l'équité ou de la répartition équitable des richesses reviendrait à considérer que les personnes qui arrivent à générer de l'abondance de manière tout à fait honorable sont en quelque sorte "indécents" en regard de celles qui sont dans des situations financières moins confortables...

Qu'est-ce que j'appelle "de manière tout à fait honorable" ? Cela fait 30 ans que je me forme dans les domaines que je transmets à présent. J'ai dépensé des dizaines de milliers d'euros en formation, pendant toutes ces années, en formation, frais de déplacement, etc. Depuis 30 ans, j'ai consacré la majeure partie de mon temps et de mon énergie à développer mon activité dans ce domaine qui me passionne, donnant toujours sans compter, faisant parfois des conférences pour 1 personne (à Paris, en 2007 !) et donnant à mes débuts des stages où venaient 4 ou 5 participants. J'ai passé 2 à 3 heures par jour pendant 5 ans à faire connaitre mes activités sur les réseaux sociaux, puis consacré des centaines d'heures à faire des montages des 370 vidéos que je diffuse gratuitement sur ma chaine YouTube. Pendant des années, mes stages ont eu une vingtaine de personnes et j'étais ravie ainsi. Et puis mes vidéos sur YouTube ont semblé trouver leur public et depuis 2013 les Rencontres que je propose ont du succès. En 2013, le tarif pour y participer était plus élevé qu'à présent. J'ai fait ce que peu de personnes font : j'ai baissé mes tarifs en 2015. Et l'année passée, en 2016, j'ai ouvert des tarifs réduits, avec le soutien du Fonds pour la Communification.

Je baisserai sans doute encore mes tarifs dans le futur, lorsque cela sera ajusté pour moi.
Mais en aucun cas à partir de l'argument que "je gagne plus que ce qui est 'nécessaire' pour vivre décemment"...
J'ai mis trente ans à accéder à l'abondance matérielle dont je bénéficie aujourd'hui : je n'ai jamais agi POUR l'obtenir, mais j'ai pu observer que, avec la charge de travail qui augmentait toujours plus et le nombre croissant d'êtres humains connectés à moi - ce que je peux ressentir énergétiquement, il y a plus de 6 millions de vues sur ma chaine YouTube - c'était parfaitement ajusté pour moi de recevoir un retour financier plus conséquent : pour moi, l'argent est une énergie comme une autre, et je vois et sens parfaitement combien il équilibre quelque chose énergétiquement pour moi, me permettant de pouvoir continuer à donner autant que je le fais et à autant de personnes (dont je n'ai jamais rencontré la majorité, puisqu'ils se relient à moi par Internet).

D'autre part, j'imagine que si vous êtes choquée en calculant certains montants (même si votre calcul n'est pas du tout le reflet de ma réalité financière), c'est parce que vous imaginez que je m'enrichis grassement avec les sommes que je reçois dans mes Rencontres. Mais que savez-vous de ce que je fais de cet argent ? Comme je vous l'ai dit, pour moi, l'argent est une énergie, et j'aime que cette énergie circule. Il se trouve que, par tout ce que j'ai fait depuis 30 ans, cette énergie circule depuis 2013 vers moi avec abondance : sachez que j'ai tout autant à coeur qu'elle circule vers d'autres avec abondance... je n'en fais simplement pas la publicité...

J'aime voir circuler ainsi cette énergie et j'aime en être un vecteur de transmission...


Si l'argent n'existait pas, si notre société était fondée sur d'autres moyens pour équilibrer le donner et le recevoir, je sais que je serai en train de fonctionner de toute façon dans une dynamique d'abondance, car c'est celle que je vois être le plus au service de la Vie, car elle est la dynamique de la Vie elle-même, qui EST pure abondance !

Je vois chaque jour combien le fait que j'incarne ainsi l'abondance possible et que je l'assume à 100%, osant en parler ouvertement sur la place publique comme je le fais ici, soutient certains êtres à accéder à leur propre abondance... Je vois également combien cela en stimule d'autres, qui semblent penser que l'abondance de l'un est la cause du manque de l'autre... Elle l'est peut-être dans le cas d'êtres qui ont pour seul objectif dans la vie de "gagner de l'argent" en s'en foutant de le gagner sur le dos des autres, mais en aucun cas dans le cas d'être dont l'intention première est de contribuer au mieux-être d'autrui et pour lesquels l'argent est un simple moyen au service de cette intention...
Alors, un grand merci pour votre petit commentaire, qui a eu un grand effet, vous le voyez, celui de me permettre d'entrer encore plus profondément dans ce que j'ai de la joie à partager sur ce sujet habituellement tellement évité dans les milieux spirituels ou de développement personnel. Je lirai avec joie comment vous recevez ce que je viens de vous partager...


J'espère que le contenu de cet article contribuera à la clarté pour chacun et pour conclure, je vous recommande chaleureusement le livre de mon ami Christian Junod "Ce que l'argent dit de nous" (préfacé par Thomas d'Ansembourg), qui invite à conscientiser notre relation à l'argent et à trouver une manière de le vivre qui soit plus paisible, joyeuse et au service de nos aspirations profondes.
Je lui laisse le mot de la fin, extrait de son ouvrage :
Il y a une croyance collective selon laquelle il est normal que les activités
où les valeurs humaines sont très présentes ne soient pas ou peu rémunérées.
À l’inverse, les métiers porteurs de peu de valeurs humaines sont plutôt bien payés. 
C’est comme si moins l’éthique était présente, plus l’argent pouvait couler à flots sans déclencher de grandes réactions émotionnelles. 
Ne trouvez-vous pas ce raisonnement surprenant, voire choquant ? 
Est-ce qu’il ne mériterait pas d’être revu, mieux encore, d’être renversé ? 
Ainsi, plus un humain apporterait du bien-être aux autres, à notre environnement,
mieux il serait payé.

Avec amour,

Isabelle Padovani


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