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samedi 19 août 2017

Non-violence ne signifie pas passivité...

Certaines personnes peuvent être choquées
que l'on puisse faire le choix de la non-violence
face aux situations de violence extrême où d’expression du terrorisme.

Il existe parfois une confusion
entre non-violence et passivité :
faire le choix de la non-violence
n'a rien à voir avec accepter passivement la violence
et se laisser tuer sans rien dire ou faire...

Comme le disait Martin Luther King :
Le pouvoir sans amour est dangereux et abusif,
l'amour sans pouvoir est sentimental et anémique.
Le pouvoir à son meilleur est l'amour implémentant la demande de justice,
et la justice à son meilleur est le pouvoir corrigeant tout ce qui fait obstacle à l'amour.

Marshall Rosenberg, père de la Communication NonViolente,
a consacré toute sa vie à partager des clefs permettant de vivre
un pouvoir au service de l’amour,
transmettant inlassablement une voie spirituelle “d’amour en action”
bien éloignée d’une spiritualité “bénie oui-oui” ne prenant pas en compte
l’âpreté des réalités de notre quotidien,
dans un monde où bon nombre d’êtres humains
agissent depuis un lieu qui n’est plus relié à leur coeur
et au sentiment d’interdépendance avec tout être humain.

Une des clefs qu’il a transmises, dans cet “amour en action”
est "l'usage protecteur de la force"
au service de la préservation de la vie :
cette capacité à poser fermement des limites
lui semblait partie prenante
d'une incarnation réaliste de la non-violence.

Je lui laisse la parole
(extrait de son livre “Les mots sont des fenêtres ou bien ce sont des murs”) :

« Certaines situations n’offrent aucune ouverture sur le dialogue.
L’usage de la force peut alors s’imposer pour protéger la vie ou les droits de l’individu.
Il se peut par exemple que l’une des parties refuse de communiquer
ou que l’imminence du danger ne laisse pas le temps de dialoguer.
Nous pouvons alors être contraints de recourir à la force.
Le cas échéant, on distingue en Communication NonViolente
l’usage protecteur de la force de l’usage répressif de la force.

L’usage protecteur de la force vise à éviter les dommages corporels ou les injustices,
tandis que l’intention de la force répressive est de faire souffrir des individus
pour les punir de leurs actes perçus comme des méfaits.

Lorsque nous utilisons la force dans un but de protection,
nous pensons à la vie ou aux droits que nous souhaitons protéger
SANS PORTER DE JUGEMENT sur la personne ou sur son comportement.

L’usage protecteur de la force part du principe
que c’est essentiellement par inconscience
que les individus adoptent des comportements dangereux
pour eux-mêmes et pour les autres.
C’est donc par l’information et non par la répression qu’il convient d’y remédier.

L’inconscience peut se manifester sous diverses formes :
a) l’individu ne se rend pas compte des conséquences de ses actes
b) il ne voit pas comment satisfaire ses besoins sans porter préjudice à autrui
c) il est persuadé d’être « en droit » d’infliger une punition ou une douleur aux autres,
sous prétexte qu’ils le « méritent »
d) il est prisonnier de ses fantasmes et croit par exemple qu’une « voix »
lui a ordonné de tuer quelqu’un

L’usage répressif de la force part en revanche du principe
que les individus commettent des délits parce qu’ils sont mauvais ou méchants
et que, pour y remédier, il faut les contraindre au repentir.

Pour les remettre dans le droit chemin, on recourt à l’action répressive, censée
1) leur infliger suffisamment de douleur pour qu’ils comprennent leur erreur
2) les pousser au repentir, et
3) les changer.

Or, dans la pratique, la répression parvient davantage à générer de l’hostilité
ou à renforcer la résistance aux comportements que nous recherchons,
qu’à susciter un repentir et une prise de conscience. »

Le fait que je fasse le choix d’un positionnement non-violent
ne signifie donc pas que je suis contre
un usage protecteur de la force
visant à préserver la vie d'êtres
souhaitant vivre en paix…

J’ai simplement conscience que,
lorsque la violence reçue
a meurtrie les corps et les cœurs,
le risque est grand que nous fassions
(ou validions nos dirigeants pour faire)
le choix d’un usage punitif de la force,
dont je connais les conséquences désastreuses,
en termes d’engrenage de la violence…

En ce cas, je tente alors de mon mieux de préserver ma capacité à pouvoir :
1) accueillir avec compassion ce que je ressens, en lien avec la violence vécue
2) conserver ma capacité à garder mon cœur ouvert, afin de pouvoir, au-delà des actions tragiques qu’il peut commettre, me relier à ce qui anime un être humain qui fait le choix de la violence
3) poser des actions concrètes au service de la vie
(incluant faire un usage protecteur de la force pour la préserver)

J’ai l’expérience que, à la seconde où je perds l’une ou l’autre de ces capacités,
je commence à entrer dans le champ même de la violence dont je cherche à me préserver…

Ainsi, faire le choix de la non-violence n’est pas synonyme de passivité,
mais bien du refus de poser certains actes depuis le même lieu que la violence
que nous ne voulons pas vivre.
Etre ferme et poser des limites font intégralement partie de la non-violence
que nous a partagée Marshall Rosenberg et sont être triplement au service :
- de celui/celle dont nous cherchons à préserver la vie
- de celui/celle envers qui nous exerçons cet usage protecteur de la force, car nous l’empêchons de faire quelque chose qu’il regrettera toute sa vie, une fois reconnecté à son coeur
- de nous-même, car si je laisse quelqu’un porter atteinte à la vie d’un être humain, je risque de perdre tout respect de moi, tout amour de moi. Ultimement, je pourrais faire le choix de me couper de mes émotions, de mon coeur, entrant ainsi dans la zone dangereuse où un être humain, lorsqu’il est coupé du vivant qui le traverse, peut devenir capable de porter atteinte à la vie d’autres êtres humains. Par ma passivité, je cours le risque de devenir le type d’individu dont je condamne les actes aujourd’hui.

J’espère que cet article apportera de la clarté sur la non-violence active que je choisis de vivre et s’il vous incite à en savoir plus sur cette approche, ma joie sera grande.

Si cela vous dit, vous pouvez trouver des textes, vidéos, bibliographie et autres informations sur mon site dédié à la Communication NonViolente : www.cnv-ip.com

Isabelle Padovani

vendredi 18 août 2017

Comment garder son coeur ouvert, alors qu’il peut être brisé chaque jour ?

Grande est la tristesse en mon coeur en découvrant les attentats frappant l'Espagne depuis hier...
Comme des milliers d'entre nous, mon coeur s'est brisé au moment où j'ai appris la nouvelle : tristesse en pensant aux victimes, à leurs familles, à leurs proches...
Tristesse en me reliant à tout ce que l'ignorance et la poursuite d'intérêts personnels peuvent générer comme violence pour le collectif...
Comme bon nombre d'entre nous, des parts de moi se sentent bien démunies face à ces expressions de violence meurtrière qui frappent depuis des années partout dans le monde.

En ces moments-là, je prends le temps de les accueillir, avec douceur, avec tendresse, je ne me dis pas "Tout est parfait, c'est la Vie qui joue avec elle-même" ou d'autres phrases toutes faites issues d'une spiritualité mal comprise qui serait déconnectée de la réalité de notre humanité.
J'accueille toutes les parts qui s'expriment en moi : celles qui expriment leur colère face à la folie des hommes, celles qui sont désespérées de la lenteur de l'évolution de la conscience humaine, celles qui pleurent en silence, sans rien dire...Je vois combien ma tristesse est profonde, à la fois en lien avec les victimes, mais aussi en lien avec les réactions de violence et de haine que ces attentats suscitent.
Tristesse de voir la boucle de la violence s'alimenter ainsi.

Mon réconfort, en ces moments-là, est de choisir de garder mon coeur ouvert, alors même qu'il est brisé. Je pourrais choisir de fermer mon coeur, en croyant les jugements qui me traversent sur les personnes ayant perpétré ou commandité ces attentats.
Mais je sais que je contribuerai alors, ce faisant, à nourrir la violence que je déplore...
Je choisis donc de vivre cette douleur-là, de rester avec mon coeur brisé, en accueillant tout ce qu'il exprime : c’est pour moi une douleur plus douce que celle d’être coupée, en fermant mon coeur, de la source d’amour qui le traverse.
Je choisis de vivre cette douleur-là, car, en me donnant les moyens de l’accueillir, l’amour que je goûte me permet de conserver la capacité à me relier de cœur à cœur avec moi-même et avec tous les êtres.

A partir de là, je ne me dis toujours pas que "Tout va bien, j'aime tous les êtres humains, tout est parfait"... car je veux être réaliste avec tout ce qui se vit en moi et prendre en compte les parts de moi ne trouvent pas du tout que "tout est parfait".
Au lieu de faire cela, je prends le temps de regarder quelle action concrète, je pourrais poser, en cet instant, pour contribuer à manifester le monde de paix dans lequel j'aspire à vivre : juste là, rédiger ce texte est ma première action du jour en ce sens.

Je fais le voeu que ce petit texte soit un soutien pour toutes celles et ceux d'entre vous qui ont le coeur brisé depuis hier soir et qui n'ont cependant pas de joie à nourrir le cercle de la violence.

Pour approfondir sur ce thème, vous pouvez lire cet interview que Regard Bouddhiste avait réalisé avec moi, après les attentats du Bataclan en 2015 : http://bit.ly/coeurbriseouvert

Pour découvrir ce que Marshall Rosenberg, père de la Communication NonViolente, dit au sujet de ce type de situations : http://bit.ly/laquestionduterrorisme

De mon coeur brisé ouvert au vôtre, avec amour,

Isabelle Padovani
www.communification.eu

jeudi 17 août 2017

Comment faire le deuil d'une relation fraternelle


C'est avec joie que je partage avec vous cette vidéo inédite extraite du stage "Au coeur de la Communification" du 1er au 3 mai 2015 à Lyon.
Il est souvent douloureux de faire le deuil d'une relation qui n'est pas nourrissante pour nous, au quotidien... 
Lorsqu'il s'agit d'une relation amicale ou amoureuse, on peut cependant avoir l'espoir de trouver un nouvel ami ou un nouvel amoureux qui nous corresponde davantage, mais quand c'est d'un frère qu'il s'agit, comment faire le deuil d'une relation si unique ?
Je fais le voeu que cette vidéo contribue à aider toutes celles et ceux qui vivent des situations relationnelles douloureuses dans leur famille et qu'elle soutienne votre capacité à écouter les multiples aspects de votre famille intérieure....

📅 Vous trouverez l'agenda 2017-2018 des Rencontres au coeur du Vivant sur cette page : http://www.communification.eu/#rencontres

🎥 Vous pouvez également vous abonner à ma chaîne YouTube pour être tenu au courant de toutes mes nouvelles vidéos publiées : http://www.youtube.com/c/isabellepadovani?sub_confirmation=1

🌞 Au plaisir de vous retrouver, au coeur du Vivant ! 💙



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(même 1€ contribue !) : http://communification.alwaysdata.net/fsc

dimanche 13 août 2017

Le jour où la roue s'est arrêtée

Au commencement de ma Quête, il y avait…
une grande aspiration… beaucoup de questions… de nombreux doutes…
puis… des années d’apprentissage, de recherche,
d’intégration de certaines connaissances…
développement de nombreuses croyances…
nouvelles questions… nouveaux doutes… nouvelles croyances…
découragement…
espoir…
découragement…
espoir,
à chaque nouvelle voie,
chaque nouvel enseignant,
chaque nouveauté…
puis découragement,
lorsque retour au mur de ma propre limite,
toujours là…
Le « moi » semblait être l’obstacle…
et le moi était toujours là…

Ainsi ai-je tourné en rond des années,
chercheur-hamster frénétique,
dans la roue samsaresque de ma quête spirituelle…

Un jour… sans crier gare, la roue s’est arrêtée…
En un silencieux éclat de rire,
s’est alors dévoilé le miracle
de ce qui avait toujours été là :
l’évidence simple de tout ce qui est,
parfaitement imparfait,
unité se manifestant en tant que diversité,
pure conscience jouant à être pensée, émotion, sensation…
Toutes les questions ont disparu,
avec elles les espoirs, les désespoirs et les doutes.

Subsiste seul le délicat parfum de la réalité,
invitant à découvrir le centre unique de toute chose
se déployant en corolle en les 360 degrés de la manifestation…
La roue s’est arrêtée…
Le voyage de l’explorateur ravi peut enfin commencer…

Isabelle Padovani
www.communification.eu

samedi 12 août 2017

Conférence-Rencontre avec David Ciussi le 8 septembre à Paris

C'est avec joie que je vous annonce que mon cher ami spirituel et guide depuis 11 ans, j'ai nommé David Ciussi, donnera une conférence-rencontre à Paris, le 8 septembre prochain, à 20h.

Le thème en est : La peur n'existe que si ma pensée la soutient.
"Vivre implique des obstacles, des défis, des incertitudes, des rires et des pleurs.
Y a- t-il une pédagogie de la vie, un cadeau caché à découvrir, un lâcher prise à faire ?
Quand les pensées mentales tournent dans votre tête, vous sentez confusément que vous n’arrivez pas à les lâcher. Vous les tenez comme on tient un objet dans la main. C’est là que le geste du lâcher prise est à faire en soi. C'est un geste... , pas un discours, ni une pensée."

📝 Pour vous inscrire à cette soirée : http://etrepresence.org/fr/256-08-09-rencontre-avec-david-ciussi.html

Si vous souhaitez en découvrir davantage sur David : www.davidciussi.com

De tout coeur, je vous souhaite le meilleur en sa compagnie !

Isabelle Padovani
www.communification.eu

vendredi 11 août 2017

"Comment savoir quelle est ma mission ?"


C'est avec joie que je partage avec vous cette vidéo inédite sur un thème qui questionne beaucoup d'êtres...
Je fais le voeu qu'elle contribue à votre détente intérieure par rapport à ce thème et soutienne votre capacité à faire des choix à partir de votre ressenti corporel.

📅 Vous trouverez l'agenda 2017-2018 des Rencontres au coeur du Vivant sur cette page : http://www.communification.eu/#rencontres

🌞 Au plaisir de vous retrouver, au coeur du Vivant ! 💙



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(même 1€ contribue !) : http://communification.alwaysdata.net/fsc

mercredi 9 août 2017

Prière pour garder mon coeur ouvert

Père, Mère,
Grand Esprit, Grand Mystère,
donne-moi la force
de continuer encore et encore
à pratiquer chaque jour
afin de garder mon cœur ouvert...

Aide-moi à conserver ma bienveillance
lorsque l'autre croit agir depuis le cœur
alors qu'il agit à partir de ses jugements,
de ses interprétations ou de ses croyances.

Permets que j'ai assez de discernement
en ces moments-là
pour ne pas parler depuis ma colère :
invite-moi plutôt à te rejoindre,
en faisant retour vers l'espace où nous sommes Un,
afin que je puisse goûter en ce lieu-là
la paix que je n'arrive pas à goûter avec l'autre.

Soutiens-moi en me rappelant
les paroles de ce grand frère dans l'Unité :
"Père, pardonne-leur, ils ne savent pas ce qu'ils font"...
Aide-moi par ces mots à me souvenir
de l'innocence de l'Enfant-Moi,
lorsqu'il agit par ignorance...

Affûte mon regard
afin que je puisse voir,
au-delà des stratégies tragiques
que l'autre choisit de mettre en œuvre,
la beauté des besoins qu'il cherche à nourrir
lorsqu'il agit comme il le fait.

Ancre-moi dans la profondeur de ton Amour,
afin qu'aucune vague ne puisse m'en éloigner.
Élargis ma perception,
afin que je puisse demeurer en ce lieu,
"au-delà du bien et du mal",
où tous les êtres peuvent se retrouver.

Père, Mère,
Grand Esprit, Grand Mystère,
berce-moi dans la douce puissance de Ton Amour,
afin que je puisse sentir la seconde
où mes pensées, mes paroles ou mes actes
m'en éloignent...

Permets que je demeure
en ce lieu béni où rien n'a le pouvoir
de m'empêcher de goûter l'Amour que je suis...

Isabelle Padovani
www.communification.eu